Tu parles beaucoup d'écologie sur le sujet. Bien que ce soit en soit pertinent, je trouve que tu en parles beaucoup sans mesurer réellement le sujet.
Certains (pseudo) experts vont jusqu'à chiffrer le gain d'énergie à espérer au niveau national si le fond blanc de google était remplacé par un fond plus foncé avec un contraste plus important.
Sur les écrans LCD c'est dans l'ensemble faux. Et ces écrans sont majoritaires. Cela est vrai pour les tubes cathodiques ou les écrans LED. Mais ceux-ci sont plus minoritaires bien que les écrans LED s'installent de plus en plus que ce soit pour la TV, les ordinateurs ou les téléphones portables et tablettes.
Et rien n'empêche en soi de rendre la page de Google en noir sans utiliser un site alternatif.
Ainsi Ecosia, qui renvoie les résultats google, mais en affichant ses propres publicités et qui dit qu'une partie de ses revenus publicitaires servent à planter des arbres.
Mais techniquement Google investit aussi dans des énergies renouvelables, qu'est-ce qui est le mieux ? Le plus rentable d'un point de vue efficacité / écologie ? Difficile à dire sans mesures précises des émissions et des compensations dans les deux cas.
Mais sans garantir (à ma connaissance) que les arbres plantés compensent au moins le surcout énergétique représenté par ses serveurs, qui s'ajoute au coût déjà important d'une recherche Google.
Ce qu'il faut en effet mesurer précisément.
Il ne faut pas oublier dans le coût que Google a des serveurs un peu partout dans le monde, évitant des allers-retours qui font la moitié du globe (et qui donc font consommer les équipements réseaux intermédiaires). C'est souvent moins le cas de ce genre de prestataires écolos.
J'avais d'ailleurs fait une recherche assez poussée il y a quelque temps sur le cout énergétique d'une recherche Google. Certains sites indiquent que la moindre recherche dépense autant d'énergie qu'il en faut pour faire chauffer une tasse de thé. Une thèse dont Google s'est défendu, assurant qu'il fallait 70 fois moins d'énergie que la quantité décriée. Ça reste néanmoins un impact mesurable et observable.
C'est un sujet déjà discuté ici et qui est assez complexe.
Le soucis est qu'un moteur de recherches a des coûts fixes (énergétiquement et financièrement) énormes. Que Google reçoive 100 000 ou 1 000 000 de requêtes, le gros de l'infrastructure sera le même (car il faudra parser tout le web de toute façon et avoir déjà une armée d'ordinateurs pour tenir la charge). Les requêtes supplémentaires ne vont pas significativement augmenter le coût énergétiques de Google car le plus gros est déjà pris en charge.
Donc en fait plus Google reçoit de requête, plus le coût énergétique par requête sera basse grâce à la dilution des parties fixes.
Du coup ces calculs dépendent de ce qu'ils prennent en compte, la requête elle même ou aussi toute l'infrastructure derrière (dont la partie indexage des pages mais aussi des FAI et équipements réseaux entre le client et les serveurs de Google).
En tout cas une requête = énergie d'une tasse de thé, c'est assez énorme, physiquement ça semble assez délirant.
il y a en premier lieu la rapidité, la disponibilité et la pertinence des résultats. Ce qui fait de Google le choix logique par défaut.
Tous les pays n'ont pas Google en situation d'hyper dominance. Bing et Yahoo! fonctionnent très bien et aux USA ils sont très présents. Bref, Google n'est pas forcément le choix logique, d'autres moteurs de recherches ont aussi de bons atouts.
Je pense que l'idéal serait un moteur de recherche interne (et ce serait aussi plus écolo)
En quoi ce serait plus écolo que le moteur de recherche soit interne ? Comme Google (et d'autres) parsent tout le Web, techniquement linuxfr.org sera pris en charge par Google que linuxfr l'utilise ou non. Alors que linuxfr devrait dans ce cas créer son propre index ce qui n'est pas gratuit en ressources et il faudrait démontrer que linuxfr exploite mieux son serveur (et donc l'énergie consommé par ce dernier) que Google ce qui n'est pas gagné.
# Écologie, écologie, ... Faut mesurer avant
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal De la difficulté de trouver un moteur de recherche pertinent pour un site institutionnel du libre. Évalué à 10.
Tu parles beaucoup d'écologie sur le sujet. Bien que ce soit en soit pertinent, je trouve que tu en parles beaucoup sans mesurer réellement le sujet.
Sur les écrans LCD c'est dans l'ensemble faux. Et ces écrans sont majoritaires. Cela est vrai pour les tubes cathodiques ou les écrans LED. Mais ceux-ci sont plus minoritaires bien que les écrans LED s'installent de plus en plus que ce soit pour la TV, les ordinateurs ou les téléphones portables et tablettes.
Et rien n'empêche en soi de rendre la page de Google en noir sans utiliser un site alternatif.
Mais techniquement Google investit aussi dans des énergies renouvelables, qu'est-ce qui est le mieux ? Le plus rentable d'un point de vue efficacité / écologie ? Difficile à dire sans mesures précises des émissions et des compensations dans les deux cas.
Ce qu'il faut en effet mesurer précisément.
Il ne faut pas oublier dans le coût que Google a des serveurs un peu partout dans le monde, évitant des allers-retours qui font la moitié du globe (et qui donc font consommer les équipements réseaux intermédiaires). C'est souvent moins le cas de ce genre de prestataires écolos.
C'est un sujet déjà discuté ici et qui est assez complexe.
Le soucis est qu'un moteur de recherches a des coûts fixes (énergétiquement et financièrement) énormes. Que Google reçoive 100 000 ou 1 000 000 de requêtes, le gros de l'infrastructure sera le même (car il faudra parser tout le web de toute façon et avoir déjà une armée d'ordinateurs pour tenir la charge). Les requêtes supplémentaires ne vont pas significativement augmenter le coût énergétiques de Google car le plus gros est déjà pris en charge.
Donc en fait plus Google reçoit de requête, plus le coût énergétique par requête sera basse grâce à la dilution des parties fixes.
Du coup ces calculs dépendent de ce qu'ils prennent en compte, la requête elle même ou aussi toute l'infrastructure derrière (dont la partie indexage des pages mais aussi des FAI et équipements réseaux entre le client et les serveurs de Google).
En tout cas une requête = énergie d'une tasse de thé, c'est assez énorme, physiquement ça semble assez délirant.
Tous les pays n'ont pas Google en situation d'hyper dominance. Bing et Yahoo! fonctionnent très bien et aux USA ils sont très présents. Bref, Google n'est pas forcément le choix logique, d'autres moteurs de recherches ont aussi de bons atouts.
En quoi ce serait plus écolo que le moteur de recherche soit interne ? Comme Google (et d'autres) parsent tout le Web, techniquement linuxfr.org sera pris en charge par Google que linuxfr l'utilise ou non. Alors que linuxfr devrait dans ce cas créer son propre index ce qui n'est pas gratuit en ressources et il faudrait démontrer que linuxfr exploite mieux son serveur (et donc l'énergie consommé par ce dernier) que Google ce qui n'est pas gagné.