• # Garantie et vice caché

    Posté par . En réponse au journal Ça sent pas bon chez Intel ?. Évalué à 10.

    Quand je vois ce genre d'infos, je me dis que le monde de l'informatique (à la fois du software et du hardware) est drôlement bien protégé par la loi, la jurisprudence, et/ou des armées d'avocats. Dans beaucoup de domaines, le constructeur serait obligé (légalement ou pour des raisons commerciales) d'échanger gracieusement le matériel défectueux, puisqu'il s'agit ici assez clairement d'un vice caché.

    Bien sûr, techniquement, ça serait très compliqué ; il faudrait déja déterminer qui et comment on démonte les machines, comment on gère la multiplicité de responsables dans la chaine (vendeur, assembleur, etc). Du coup, au final, bah c'est magique : tu as acheté du matériel défectueux, et c'est pour ta pomme, même si ça fait 2 mois que tu l'as, même s'il s'avère que tu es victime d'une attaque qui exploite la faille... C'est pour toi.

    C'est la même chose d'ailleurs pour les bugs logiciels. Certaines licences te proposent une mise à jour/correction de bugs et de failles pour un an, et puis il faut payer pour continuer. Comme si les bugs et les failles n'étaient pas des vices dans un produit que tu as acheté, et que le vendeur était tenu de corriger. L'informatique a juste redéfini le code de la consommation sur la base d'arguments techniques : 1) les vices cachés et les défauts de fonctionnement sont «normaux» dans des produits d'une telle complexité, 2) personne n'est responsable pour les dommages directs et indirects liés à ces vices, 3) il est tolérable de demander au client de facturer la correction de ces erreurs.