De mon point de vue, Prometheus remplace complétement Nagios. La différence se trouve surtout dans son fonctionnement.
Avec Nagios, la surveillance se fait au moment du lancement de la sonde. Les états SOFT/HARD permettront ensuite de savoir si - en cas d'erreur - le problème est transitoire ou s'il s'agit d'un vrai problème pour lequel on enverra un mail/notification SMS.
Avec Prometheus, la notion d'alerte s'appuie sur les données collectées. En gros, le travail qui était auparavant réalisé par des sondes sur le serveur à surveiller se trouve au niveau du serveur de monitoring. Mais on peut ainsi très facilement écrire des choses s'appuyant sur des intervalles de temps (si l'erreur est là depuis 30 minutes par exemple). Avec Nagios, il faudrait attendre d'avoir eu 6 erreurs dans le cas d'une collecte toutes les 5 minutes. A noter que si jamais l'agent ne répond pas, une métrique sera alimentée indiquant que ce dernier est "down".
Pour les équipements ne proposant que du SNMP, il est possible de passer par un exporter (tout comme il fallait passer par un plugin avec Nagios) Un article explique la mise en place d'une telle solution : https://www.robustperception.io/snmp-monitoring-with-prometheus/. A noter que cet exporter peut-être mutualisé pour la surveillance de plusieurs noeuds. Au niveau comportement, on est assez proche d'un cacti où on va venir collecter un sous-ensemble de l'arbre SNMP. Le bonus de Prometheus vient de sa capacité de pouvoir analyser après coup ces métriques et d'en faire des alertes sans avoir à les définir une à une dans Nagios. En bonus, on a de belles courbes qu'on peut récupérer dans Grafana et tout ça avec un seul outils.
[^] # Re: Complémentaire à Nagios
Posté par yannig (site web personnel) . En réponse à la dépêche Découverte de l’outil de supervision Prometheus. Évalué à 3.
De mon point de vue, Prometheus remplace complétement Nagios. La différence se trouve surtout dans son fonctionnement.
Avec Nagios, la surveillance se fait au moment du lancement de la sonde. Les états SOFT/HARD permettront ensuite de savoir si - en cas d'erreur - le problème est transitoire ou s'il s'agit d'un vrai problème pour lequel on enverra un mail/notification SMS.
Avec Prometheus, la notion d'alerte s'appuie sur les données collectées. En gros, le travail qui était auparavant réalisé par des sondes sur le serveur à surveiller se trouve au niveau du serveur de monitoring. Mais on peut ainsi très facilement écrire des choses s'appuyant sur des intervalles de temps (si l'erreur est là depuis 30 minutes par exemple). Avec Nagios, il faudrait attendre d'avoir eu 6 erreurs dans le cas d'une collecte toutes les 5 minutes. A noter que si jamais l'agent ne répond pas, une métrique sera alimentée indiquant que ce dernier est "down".
Pour les équipements ne proposant que du SNMP, il est possible de passer par un exporter (tout comme il fallait passer par un plugin avec Nagios) Un article explique la mise en place d'une telle solution : https://www.robustperception.io/snmp-monitoring-with-prometheus/. A noter que cet exporter peut-être mutualisé pour la surveillance de plusieurs noeuds. Au niveau comportement, on est assez proche d'un cacti où on va venir collecter un sous-ensemble de l'arbre SNMP. Le bonus de Prometheus vient de sa capacité de pouvoir analyser après coup ces métriques et d'en faire des alertes sans avoir à les définir une à une dans Nagios. En bonus, on a de belles courbes qu'on peut récupérer dans Grafana et tout ça avec un seul outils.