• # dit autrement, j’ai choisi l’attribution de 66 € du budget de l’État

    Posté par . En réponse à la dépêche Dons aux associations, épisode 6. Évalué à 4.

    Exemple pour un particulier : je suis imposable et donne 99 € à l’association XYZ bénéficiant de la déductibilité des dons à hauteur de 66 %. Mon don me coûte en fait (au final) 33 ,ドル j’ai temporairement avancé 66 € qui seront ensuite déduits de mon imposition fiscale (dit autrement, j’ai choisi l’attribution de 66 € du budget de l’État).

    Le contribuable avec ses 66 € il fait de la micro-économie. L'état son budget c'est plusieurs centaines de milliards d',ドル qui lui servent notamment à payer le salaire des personnels des administrations (non marchandes), les services d'entreprises marchandes (Vinci, Areva, etc), et sa dette. Lui, il fait de la macro-économie, avec des choix d'investissements massifs qui sont le fruit de décisions politiques. Et on ne passe pas de la micro-économie à la macro-économie simplement en agrégeant les volontés particulières des agents. Dit autrement, mettre bout-à-bout les volontés particulières de millions de contribuables qui procèdent à des déductions d'impôts ne permet pas de construire le budget de l'État.

    À l'inverse, l'État se retrouve avec moins de recettes, puisqu'il fait rentrer moins d'argent. Il a donc plusieurs solutions : trouver d'autres recettes (compenser par des hausses sur d'autres impôts et taxes), réduire la masse salariale des administrations (baisses de salaires, suppression de postes...), recourir moins aux entreprises marchandes, ou bien encore, la dette publique. Et l'une de ces options, hé bien c'est sous-traiter ses activités à des associations portées à bout de bras par des bénévoles et des salariés précaires sous-payés (c'est particulièrement vrai dans le « social », qui assume à la place des collectivités et de l'État les missions de services public, avec recours massif aux CUI-CAE et autres joyeusetés).

    Dit autrement, tu as privé l'État de 66 € de recettes (et je ne blâme personne, à partir du moment où cette incitation est en place il serait aberrant de reprocher aux individus de se laisser tenter), et contribué à l'affaiblissement des services publics et de l'économie. Mais bon, c'est conforme avec ton postulat issue d'une idéologie libérale (ce qui n'est pas une insulte).