Je pense qu'il faut distinguer plusieurs phases dans la partie ; dans les fins de partie, on compare avec un certain nombre de "patrons" généraux (du style "si le pion est là et le roi est là alors c'est gagnable pour les blancs), et on calcule forcément (si je vais là il va là alors je vais là, etc). Dans les débuts de partie, c'est plus de la mémoire ; il faut connaitre ses ouverture et les suites de coups. Pour les milieux de partie, c'est trop complexe pour être calculé, les coups sont plutôt basés sur des considérations tactiques (contrôle des cases du centre, etc). Le plus gros "travail" pour un humain, ce n'est pas de calculer, c'est plutôt d'estimer (telle position a l'air mieux que telle autre).
les meilleurs joueurs ont pris l'habitude de mémoriser des ouvertures de plusieurs dizaines de coups,
C'est une chose d'apprendre les ouvertures (ça permet de retarder la perte face aux joueurs meilleurs que soi), mais ça ne sert pas à grand chose si on n'apprend pas non plus par cœur les réfutations pour les coups sous-optimaux de l'adversaire. De mon point de vue, ça n'est pas la partie la plus intéressante des échecs—certains GM s'en plaignent régulièrement, d'ailleurs. Ça fait partie du jeu, mais ça doit être pénible de systématiquement devoir remonter des positions pas terribles après un ouverture contre un joueur qui excelle au par cœur...
[^] # Re: qualité contre quantité
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les échecs en échec. Évalué à 3.
Je pense qu'il faut distinguer plusieurs phases dans la partie ; dans les fins de partie, on compare avec un certain nombre de "patrons" généraux (du style "si le pion est là et le roi est là alors c'est gagnable pour les blancs), et on calcule forcément (si je vais là il va là alors je vais là, etc). Dans les débuts de partie, c'est plus de la mémoire ; il faut connaitre ses ouverture et les suites de coups. Pour les milieux de partie, c'est trop complexe pour être calculé, les coups sont plutôt basés sur des considérations tactiques (contrôle des cases du centre, etc). Le plus gros "travail" pour un humain, ce n'est pas de calculer, c'est plutôt d'estimer (telle position a l'air mieux que telle autre).
C'est une chose d'apprendre les ouvertures (ça permet de retarder la perte face aux joueurs meilleurs que soi), mais ça ne sert pas à grand chose si on n'apprend pas non plus par cœur les réfutations pour les coups sous-optimaux de l'adversaire. De mon point de vue, ça n'est pas la partie la plus intéressante des échecs—certains GM s'en plaignent régulièrement, d'ailleurs. Ça fait partie du jeu, mais ça doit être pénible de systématiquement devoir remonter des positions pas terribles après un ouverture contre un joueur qui excelle au par cœur...