• # Mon parcours

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Votre rapport à l’anglais ?. Évalué à 8.

    Comme tout le monde décrit le sien, je fais le mien, car j'ai été longtemps dans ton cas de figure.

    L'anglais, j'ai été très mauvais pendant longtemps. En fait mon niveau était exécrable jusqu'au bac. En école d'ingé, pour être diplômé en France il faut un niveau B2, mon école exigeait d'obtenir le First Certificate of Cambridge pour cela (qui évalue compréhension et expression écrite comme orale). J'avais 4/20 la première année, alors qu'il faut 12/20 pour l'obtenir. C'est dire d'où je partais.

    Et sans bosser comme un forcené, de manière scolaire, dans la dernière année, j'atteignais les 9/20. Mieux mais insuffisant. Pendant trois mois je me suis entraîné tous les jours : lire la BBC pour l'actu, abonnement à LWN.net pour l'info, exercices de grammaires et matage de séries en anglais sous-titré anglais. J'ai pu atteindre les 12/20 et augmenter ma confiance en moi.

    Ensuite j'ai démarré dans une boite où l'anglais n'était pas fondamental, juste lire ou écrire un peu de doc dans cette langue. Mais j'ai demandé une formation avec des collègues pour progresser. Nous avons eu je crois 40h sur 3 mois de cours par groupe de 2. Comme nous n'étions pas nombreux avec la prof, et que le niveau était proche, nous étions à l'aise et on pouvait faire des erreurs. Nous parlions beaucoup.

    Peu de temps après, je changeais de boîte et mes destinations nécessitaient des entretiens en anglais, au moins partiellement (cas de la Belgique). Si es premiers entretiens cela me stressait vraiment beaucoup plus qu'un équivalent en français, à force d'en faire je suis devenu à l'aise. Car quand tu constates que tes interlocuteurs, que ce soit des britanniques, belges, français ou nordiques te comprennent malgré tes imperfections, c'est ce que le niveau est suffisant.

    Je suis arrivé en Belgique, je dois parler en anglais régulièrement (plusieurs fois par semaine à l'écrit comme à l'oral) et ça se passe bien. En un an les progrès ont été importants. Ma première réunion de travail, je me souviens que je n'avais presque rien compris, en plus d'être très fatigué. Aujourd'hui le même exercice n'est plus vraiment un problème.

    Ce travail régulier sans efforts car c'est naturel au travail permet d'avancer encore. Il faut donc pratiquer, sans relâche. Tu peux aussi constater que la plupart des non anglophones sont loin d'être parfaits, ils font des fautes aussi, hésitent sur des mots, etc. Pas de raison que toi tu dois être parfait. Tu peux ralentir le rythme de débit de parole pour te laisser le temps de construire ta phrase par exemple.