Ouais bon, c'est mon ex beau-frère, donc impossible de le croiser à nouveau pour obtenir plus d'infos.
Il bossait dans la sécurité (organisation d'événementiels et protection rapprochée de VIP). Tout ce que je peux t'en dire, c'est ce que j'ai retenu de l'époque : des charges sociales indues, que normalement il n'aurait jamais du payer, et qui lui étaient réclamées rétroactivement par je ne sais plus quel organisme semi-mafieux (RSI ?). Bref, on lui demandait de raquer plus de 3000 € alors qu'il commençait à peine à approcher d'un équivalent de smic. Je te laisse imaginer ce que ça représentait donc sur ses marges.
Sa femme était au smic, ils avaient des gosses et un crédit immobilier pour une vieille ferme avec beaucoup de travaux (tout à retaper, très grand terrain, beaucoup de dépendances), il a vite fait le point : arrêt de l'activité, inscription au RMI/RSA et il a passé son temps libre à remettre en état leur lieu d'habitation. La dernière fois que je l'ai croisé, c'est lui-même qui m'a dit avoir davantage à ne rien faire. Et sa ferme commençait à avoir une sacrée gueule, au point qu'à mon avis, l'investissement en temps pour la retaper lui a rapporté bien plus en valeur de patrimoine immobilier que ce qu'il aurait pu gagner en travaillant.
Donc avant de coller de populisme partout et de vouloir ainsi rigoler du malheur des autres, ça serait bien d'avoir un esprit un peu plus ouvert. Des exemples de personnes — d'amis pour certains — qui ont tenté l'aventure de monter une boîte (en AE ou pas) et qui ont fini par mettre la clé sous la porte sous la pression administrative, j'en ai quelques uns. Dans le lot il y a 2 boîtes informatique ("Futur I Media" et "Imagina"), dont les dirigeants (de Futur I Media) ont finalement préféré aller bosser dans l'administration (France Telecom à l'époque) plutôt que de continuer à se partager 3500 francs par mois (~500 €) à 3 qu'il leur restait après avoir été essorés.
Tout le monde n'a pas la chance de vivre dans une grande agglomération qui permet beaucoup plus facilement de « rentabiliser » une affaire. Tout le monde n'en a d'ailleurs pas envie, la qualité de vie prime sur le pognon pour encore beaucoup de monde.
[^] # Re: HS populisme
Posté par Foutaises . En réponse à la dépêche Un an après, faisons le point sur wallabag.it. Évalué à 6. Dernière modification le 08 décembre 2017 à 02:44.
Ouais bon, c'est mon ex beau-frère, donc impossible de le croiser à nouveau pour obtenir plus d'infos.
Il bossait dans la sécurité (organisation d'événementiels et protection rapprochée de VIP). Tout ce que je peux t'en dire, c'est ce que j'ai retenu de l'époque : des charges sociales indues, que normalement il n'aurait jamais du payer, et qui lui étaient réclamées rétroactivement par je ne sais plus quel organisme semi-mafieux (RSI ?). Bref, on lui demandait de raquer plus de 3000 € alors qu'il commençait à peine à approcher d'un équivalent de smic. Je te laisse imaginer ce que ça représentait donc sur ses marges.
Sa femme était au smic, ils avaient des gosses et un crédit immobilier pour une vieille ferme avec beaucoup de travaux (tout à retaper, très grand terrain, beaucoup de dépendances), il a vite fait le point : arrêt de l'activité, inscription au RMI/RSA et il a passé son temps libre à remettre en état leur lieu d'habitation. La dernière fois que je l'ai croisé, c'est lui-même qui m'a dit avoir davantage à ne rien faire. Et sa ferme commençait à avoir une sacrée gueule, au point qu'à mon avis, l'investissement en temps pour la retaper lui a rapporté bien plus en valeur de patrimoine immobilier que ce qu'il aurait pu gagner en travaillant.
Donc avant de coller de populisme partout et de vouloir ainsi rigoler du malheur des autres, ça serait bien d'avoir un esprit un peu plus ouvert. Des exemples de personnes — d'amis pour certains — qui ont tenté l'aventure de monter une boîte (en AE ou pas) et qui ont fini par mettre la clé sous la porte sous la pression administrative, j'en ai quelques uns. Dans le lot il y a 2 boîtes informatique ("Futur I Media" et "Imagina"), dont les dirigeants (de Futur I Media) ont finalement préféré aller bosser dans l'administration (France Telecom à l'époque) plutôt que de continuer à se partager 3500 francs par mois (~500 €) à 3 qu'il leur restait après avoir été essorés.
Tout le monde n'a pas la chance de vivre dans une grande agglomération qui permet beaucoup plus facilement de « rentabiliser » une affaire. Tout le monde n'en a d'ailleurs pas envie, la qualité de vie prime sur le pognon pour encore beaucoup de monde.