• [^] # Re: Ca marche pas mieux avec Windows et Word.

    Posté par . En réponse au journal Retour d'expérience d'une petite administration sous linux depuis 8 ans qui fait marche arrière. Évalué à 10.

    Bon, il a fallu du temps pour se débarrasser de la ligne "explique-moi de quoi t'as besoin et je te dirai comment t'en passer" qui a déjà fait bien du mal au Libre

    Ça va digresser pas mal, mais je suis un peu pas d'accord du tout. D'une, ça n'est pas propre au Libre, mais à l'ensemble de l'informatique moderne. Pour faire simple : soit tu as un budget illimité et/ou une équipe de devs qui se tournent les pouces (ce qui peut revenir au même), soit tu ne vas pouvoir satisfaire rapidement qu'une toute petite quantité de demandes utilisateur.

    Derrière, tu as plusieurs options :

    • dire "non". L'avantage de cette approche, en cas d'abus, c'est que tu changes rapidement de budget ET d'équipe de devs. Et d'employeur, en fait.
    • dire "oui mais plus tard" (ou "à telle condition"). Ce qui marche bien, mais uniquement si tu es vraiment capable de t'en occuper plus tard. Et à condition que ça ne soit pas urgent.
    • proposer un palliatif. Ca n'est pas "sale", ni dédaigneux, ni non-professionnel : on te soumets un problème, tu propose une solution.

    Le souci étant que, bien souvent, les utilisateurs considèrent nos services comme des sortes de "distributeurs à hardware/software/licence_key". Ils viennent soumettre non pas un problème, mais une solution pré-concue (par eux) dont ils s'imaginent que nous sommes le seul obstacle - artificiel, en plus, dans leur esprit - qui les en sépare.

    Mais nos métiers consistent aussi, souvent, à comprendre la "vraie" demande. Faute de quoi on n'est effectivement plus que des opérateurs de carte bancaire. Et proposer un palliatif, c'est proposer une "vraie" solution - rapide - au "vrai" problème.