• [^] # Re: La gouvernance par les nombres

    Posté par . En réponse au journal ils l'ont voulu, ils l'ont obtenu, et ils l'ont dans le baba.... Évalué à 5.

    Oui un model est forcement faux

    Mais tous les modèles ne se valent pas, c'est d'ailleurs pour cela qu'il existe une branche dans la plupart des sciences qui se nomme "modélisation", et qui consiste précisément à trouver un modèle à la fois "simple" (sur lequel on peut faire des calculs numériques, des preuves formelles ou des raisonnements qualitatifs) et "représentatif" (qui tente de minimiser une certaine erreur commise par rapport à la réalité).

    Un exemple : le principe de la dynamique (Newton) reste très utilisé dans les cas où il fournit pour pas cher une très très bonne approximation du modèle plus compliqué qui prend en compte la relativité, mais dont les effets sont peu ou pas mesurables pour l'application choisie. Pour donner un exemple ou c'est le modèle qualitatif qui est utilisé dans la vie de tous les jours: les noms de couleurs. Le modèle des couleurs c'est d'avoir des noms pour des pans entier de spectre (aux bordures floues), et des constructeurs pour "nuancer" une couleur: entre rouge et bleu, vert olive, orange foncé, jaune fluo...

    Le tout c'est quand même après avoir fait ses calculs (ou ses raisonnements), de confronter le résultat à la réalité (de manière qualitative ou quantitative, peu importe) et de se demander s'il faut remettre en question le modèle. Pour l'exemple de la physique c'est confronter à l'expérience via des mesures. Pour les couleurs c'est confronter plusieurs personnes pour qu'elles décident la couleur d'un objet (par raffinement successif). Si elles n'arrivent pas à se mettre d'accord en un temps raisonnable, alors le modèle n'est pas utile puisqu'il ne permet pas de communiquer efficacement. Si au contraire, même si ce sont des approximations, les idées passent vite et clairement alors ce modèle peut être considéré très pertinent.

    Et c'est généralement là que la transmission du savoir se fait mal puisque les médias ne mentionnent pas cette dernière partie. Bien au contraire, on a droit à une exagération des propos, que ce soit pour de l'économie, de la physique ou de la biologie.