Il y avait, près de chez moi, une entreprise qui fabriquait des éléments en béton armés préfabriqués pour la construction de bâtiments. Cette entreprise fabriquait également des dallettes et bordures pour jardins.
Cette entreprise se portait bien, jusqu'à ce que de doctes "économistes" de l'école voisine se penchent sur cette entreprise (le patron était un croyant). Cela leur faisait une merveilleux "case study" pour leurs étudiants.
La comptabilité analytique a alors montré que la fabrication des articles de jardin dégageait une marge 3 fois plus importante que celle des éléments préfabriqués. Diagnostique : il faut restreindre fortement, voire abandonner, le préfabriqué pour se concentrer sur les articles de jardin (les débouchés pour les deux fabrications existaient).
Après 3-4 ans de ce régime, l'entreprise est mise en liquidation.
Les "économistes", obnubilés par leurs chiffres, n'avaient pas vu ce que n'importe quel petit entrepreneur aurait vu : les marges sur les articles de jardin étaient élevées simplement parce que la fabrication utilisait un béton produit en gros et à bas coût pour la production des éléments préfabriqués.
L'ex-patron et les Diafoirus de l'économie se portent bien, merci pour eux.
En revanche, il y a eu une cinquantaine de licenciements, avec parfois des circonstances désastreuses.
[^] # Re: La gouvernance par les nombres
Posté par abgech . En réponse au journal ils l'ont voulu, ils l'ont obtenu, et ils l'ont dans le baba.... Évalué à 10.
À moi, cela me rappelle une histoire.
Il y avait, près de chez moi, une entreprise qui fabriquait des éléments en béton armés préfabriqués pour la construction de bâtiments. Cette entreprise fabriquait également des dallettes et bordures pour jardins.
Cette entreprise se portait bien, jusqu'à ce que de doctes "économistes" de l'école voisine se penchent sur cette entreprise (le patron était un croyant). Cela leur faisait une merveilleux "case study" pour leurs étudiants.
La comptabilité analytique a alors montré que la fabrication des articles de jardin dégageait une marge 3 fois plus importante que celle des éléments préfabriqués. Diagnostique : il faut restreindre fortement, voire abandonner, le préfabriqué pour se concentrer sur les articles de jardin (les débouchés pour les deux fabrications existaient).
Après 3-4 ans de ce régime, l'entreprise est mise en liquidation.
Les "économistes", obnubilés par leurs chiffres, n'avaient pas vu ce que n'importe quel petit entrepreneur aurait vu : les marges sur les articles de jardin étaient élevées simplement parce que la fabrication utilisait un béton produit en gros et à bas coût pour la production des éléments préfabriqués.
L'ex-patron et les Diafoirus de l'économie se portent bien, merci pour eux.
En revanche, il y a eu une cinquantaine de licenciements, avec parfois des circonstances désastreuses.