• [^] # Re: Jean-François Revel commente ainsi la féminisation des mots

    Posté par . En réponse au journal Partage. Évalué à 8.

    J'aurai tendance à répondre, si on s'en fiche tant que ça de cet arbitraire sans aucun sens, on se fiche un peu de changer la règle du jeu.

    Je ne parle pas du fait que ce soit souhaitable ou pas, juste de l'aspect « on s'en fiche de changer » :

    Il est arbitraire que les panneaux de signalisation routière soient tels qu'actuellement. Mais on ne se fiche pas de changer leur forme/couleur/etc car cela implique de l'argent, du temps, des enquiquinements à n'en plus finir, des erreurs, des blessés et des morts.

    Changer l'arbitraire du « sexe des mots » ne fera pas de morts (en excluant les actions des inévitables imbéciles), mais aura forcément un coût financier et humain, génèrera des couacs à n'en plus finir, etc. Ce n'est pas une décision à prendre à la légère.
    Preuve par l'absurde : si on s'en fiche, alors cela ne pose pas de problème de changer ça une fois par jour --> il deviendrait difficile de communiquer, et au final une langue plus ou moins stable et commune émergerait à coté de la langue officielle.