• [^] # Re: Mon commentaire

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Gratipay ferme ; l'avenir du financement du libre. Évalué à 6.

    Cette histoire de contrepartie est intéressante, surtout avec le libre. Il y a déjà une contrepartie : l'œuvre fournie (code, graphisme, animation, texte ou autre) qui l'est pour tout le monde.
    Et c'est aussi de la gestion : on a fait une petite campagne de financement collaboratif sur Arizuka pour notre interface Android, et on avait évité les choses physiques pour différentes raisons, mais notamment ne pas avoir à gérer des envois ; mais même sans ça, c'est du temps à gérer, de l'énergie, etc. qui est perdu pour le développement lui-même.

    Après mettre un nom quelque part c'est autre chose. D'un côté une contribution financière est une contribution au même titre que qu'un patch, et nous citons bien ceux contribuent au code ou aux médias. D'un autre côté, et dans notre cas particulier, nous nous sommes engagés à ne pas faire de publicité et autant pour un particulier ça ne pose a priori pas de problème, autant pour une entreprise ça devient de la publicité en contrepartie, et donc on parle de sponsors, plus de dons.

    Du coup j'aime beaucoup Liberapay parce que c'est du vrai don pour soutenir, pas un achat ou échange déguisé (*). Dans le libre en particulier la contrepartie est déjà là, et pour tout le monde, et ça permet aux gens soutenus de se concentrer vraiment sur ce qu'ils veulent faire. Ça correspond à la boîte de dons qu'on laisse sur un salon.

    Ceci dit, je comprends que c'est frustrant pour les donateurs, et je pense qu'il serait pas mal que Liberapay ait une section pour indiquer ce qu'on fait avec les sous reçus, ou pour indiquer l'avancement pour montrer que les sous servent à quelque chose (d'un autre côté on a déjà les blogs officiels pour indiquer ça), même si c'est juste payer une bière pour garder le moral.

    (*) je note quand même qu'on n'a pas du tout eu ce sentiment avec notre campagne de financement collaboratif : on a eu des dons parfois gros, et on eu l'impression que c'était vraiment pour soutenir (on a parfois eu des mots d'encouragement très agréables), d'ailleurs il y a des contreparties qui n'ont même pas encore été réclamées.