• [^] # Re: Pas évident, non

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Gratipay ferme ; l'avenir du financement du libre. Évalué à 2.

    Merci :) et pour le lojban, j'ai mis ça de côté pour le moment... c'était en trop dans mon agenda, hélas !

    Pour la culture libre, la problématique est un peu différente du logiciel libre. C'est un peu comme pour les licences, y'a des points communs, mais ça demande aussi des approches spécifiques. Je bosse en lien avec Yann Kervran sur la question, avec la volonté de trouver comment rémunérer les artistes libres, y compris des auteurs. On se rend bien compte que certains contenus sont plus faciles à monétiser car les mécènes peuvent obtenir des goodies, parfois uniques (typiquement les graphismes), ou qu'il est possible d'organiser des évènements monétisables (concerts), alors que pour d'autres (les écrivains...) ce n'est pas évident de voir quoi "vendre", le contenu est moins dans l'immediateté, quelque soit la qualité et de l'œuvre, et de la communication. Neil Jomunsi (pas toujours libre) est un bon exemple : il gère bien sa com, il fournit un travail de fou, le résultat est très sympa, et il n'en sort pas de salaire. Yann Kervran en est un autre, même si le passage d'une partie de son œuvre sous licence libre est récent : il a une communauté importante, depuis de nombreuses années, il fournit un travail régulier et de qualité, et pourtant cela ne lui permet pas de dégager de revenu (en espérant que le passage au libre change la donne pour lui).

    Ce genre de constat vaut pour la culture libre comme la non-libre, même si cette dernière a déjà un business model en place, qui rémunère quelques stars et beaucoup d'intermédiaires non créatifs. Mais des deux côtés, la grande majorité des artistes ne gagnent pas un smic (ou même l'équivalent d'un rsa) avec leur seule production.