Un petit résumé sympa, qui m'inspire la réflexion suivante : sur le moyen terme, le gros problème du modèle économique du libre, c'est d'être plus concurrentiel que le modèle propriétaire (dont on a pu constater à maintes reprises qu'il amène surtout à des monopoles).
En effet, tous étant égaux devant les droits et les devoirs vis-à-vis d'un logiciel sous gauche d'auteur, la concurrence y est réelle. Or, qui dit concurrence dit... prix planchés pour un chiffre d'affaire au plus serré de la rentabilité ! Ce qui est loin d'être toujours le cas dans le monde du propriétaire, où l'on est forcément en position de faiblesse quand on propose (si on en a le droit !) du support pour un logiciel dont on n'est pas l'éditeur.
Évidemment, le fait de ne pas pouvoir considérer le logiciel dans une optique «planche à billet», où on peut faire payer le prix (très très) fort pour le droit de lancer une instance du logiciel n'est pas fait pour améliorer les choses.
D'après l'article, Bob Young aurait dit : «One of the ideas behind Red Hat is to take a 10ドル billion market and turn it into a 10ドル million market.»
Nous avons donc un gateau plus petit pour plus d'affamés, voilà qui réjouira le consommateur, grand gagnant de l'affaire (1), mais en attendant, Microsoft (entre autre) continue à gagner bien plus d'argent, ce qui lui donne d'énormes moyens pour résister.
(1)N'oublions pas que nous pouvons être consommateur et producteur dans cette niche écolo-économique si particulière :)
# Une des faiblesses du modèle du libre
Posté par JSL . En réponse à la dépêche Linux, profitable. Oui mais pour qui ?. Évalué à 10.