Oui, tu as raté quelque chose: la décohérence quantique.
Ah bah non, j'ai rien raté en fait : la décohérence, cela a plus de vingt ans, et il ne me semble pas que cela répond à ma question (la physique quantique est loin d'être ma spécialité).
La décohérence sert à expliquer l'absence de superposition quantique à l'échelle macroscopique. Pour un observable donné (disons celui de position) un système quantique est, antérieurement à toute mesure, dans un état indéterminé : son vecteur d'état est une disjonction d'états possibles dont la probabilité d'occurrence est déterminée par la valeur du produit scalaire dans une base donnée. Mais plus le système grossi, plus la probabilité de certains états tendent vers zéro et seul un état observable a une probabilité qui tend vers un : c'est la décohérence. Ça permet d'expliquer l'absence de phénomène type chat de Scrhödinger à l'échelle macroscopique ou l'absence d'interférence comme dans les fentes de Young.
Permet-elle aussi d'expliquer la possibilité de déterminer conjointement deux observables qui ne commutent pas au niveau quantique ? Comme c'est le cas pour la position et l'impulsion, deux grandeurs qui sont nécessaire pour définir la notion de trajectoire.
Cela étant même si elle le permettait, elle ne ferait que décrire le mouvement (sa cinématique) du pendule et non l'expliquer (sa dynamique). Pour expliquer la mouvement du pendule, il faudrait une théorie quantique de la gravitation, ce qui n'existe toujours pas à l'heure actuelle.
Donc, c'est un très bon exemple que j'ai proposé: personne n'a du ajouter un mécanisme artificiel pour expliquer des lois différentes entre le microscopique et le macroscopique: les lois macroscopiques sont cohérentes avec la physique quantique.
Pas convaincu que ce soit un bon exemple. Personne n'a besoin d'ajouter de mécanisme artificiel (la grammaire d'une langue) pour expliquer les inégalités entre les femmes et les hommes au sein d'une société.
Et je n'ai toujours pas compris ta lecture du rasoir d'Occam. Pour citer Wittgenstein, comme foobarbaz, dans le même ouvrage :
3.328 Si un signe n'a pas d'usage, il n'a pas de signification. Tel est le sens de la devise d'Occam. (Si tout se passe comme si un signe avait une signification, c'est qu'alors il en a une).
Des exemples de bon usage en physique sont par exemple : l'espace absolu Newtonien et l'éther non pas d'usage, il ne signifie donc rien, on les vire (relativité restreinte); les mondes parallèles ou les théories à variables cachées en physique quantique, idem.
Mais là je ne vois pas comment tu passes du commentaire de Dr BG au fait que l'interprétation qu'il en a reviendrait à rejeter la physique quantique au nom de l'observation d'un pendule.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: pluriel optionnel
Posté par kantien . En réponse au journal Écriture inclusive, comment la France a encore perdu une belle occasion de devenir leade(r|use).. Évalué à 4. Dernière modification le 03 octobre 2017 à 00:27.
Ah bah non, j'ai rien raté en fait : la décohérence, cela a plus de vingt ans, et il ne me semble pas que cela répond à ma question (la physique quantique est loin d'être ma spécialité).
La décohérence sert à expliquer l'absence de superposition quantique à l'échelle macroscopique. Pour un observable donné (disons celui de position) un système quantique est, antérieurement à toute mesure, dans un état indéterminé : son vecteur d'état est une disjonction d'états possibles dont la probabilité d'occurrence est déterminée par la valeur du produit scalaire dans une base donnée. Mais plus le système grossi, plus la probabilité de certains états tendent vers zéro et seul un état observable a une probabilité qui tend vers un : c'est la décohérence. Ça permet d'expliquer l'absence de phénomène type chat de Scrhödinger à l'échelle macroscopique ou l'absence d'interférence comme dans les fentes de Young.
Permet-elle aussi d'expliquer la possibilité de déterminer conjointement deux observables qui ne commutent pas au niveau quantique ? Comme c'est le cas pour la position et l'impulsion, deux grandeurs qui sont nécessaire pour définir la notion de trajectoire.
Cela étant même si elle le permettait, elle ne ferait que décrire le mouvement (sa cinématique) du pendule et non l'expliquer (sa dynamique). Pour expliquer la mouvement du pendule, il faudrait une théorie quantique de la gravitation, ce qui n'existe toujours pas à l'heure actuelle.
Pas convaincu que ce soit un bon exemple. Personne n'a besoin d'ajouter de mécanisme artificiel (la grammaire d'une langue) pour expliquer les inégalités entre les femmes et les hommes au sein d'une société.
Et je n'ai toujours pas compris ta lecture du rasoir d'Occam. Pour citer Wittgenstein, comme foobarbaz, dans le même ouvrage :
Des exemples de bon usage en physique sont par exemple : l'espace absolu Newtonien et l'éther non pas d'usage, il ne signifie donc rien, on les vire (relativité restreinte); les mondes parallèles ou les théories à variables cachées en physique quantique, idem.
Mais là je ne vois pas comment tu passes du commentaire de Dr BG au fait que l'interprétation qu'il en a reviendrait à rejeter la physique quantique au nom de l'observation d'un pendule.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.