Posté par Marotte ⛧ .
En réponse au journal En marche.
Évalué à 4.
Dernière modification le 30 septembre 2017 à 01:43.
Alors là non tu n’y est pas du tout.
Je suis pour une approche plus globale et plus pratique de l’éducation. Qui privilégie l’apprentissage de savoir-faires et savoir-êtres pratiques plutôt que l’acquisition de savoirs plus théoriques, qui selon moi ne prennent de sens que pour des élèves d’un certain âge (intellectuel), par exemple : l’histoire de France, les poèmes de Rimbaud ou la flûte à bec !
Ça implique une offre éducative variée. Là je pensais à la comptabilité d’un ménage ou d’une petite entreprise mais je pourrais citer : savoir planter un arbre, construire une mangeoire ou je ne sais quel travail de menuiserie, etc... etc... Un système de matières en option dès la primaire ne me choque pas, contrairement à beaucoup de gens de gauche j’ai l’impression.
Pour ce qui est de la musique, peut-être qu’une seule sortie à un concert peut donner le goût pour la musique (donc l’envie d’apprendre) à des élèves alors qu’une heure d’histoire-de-la-musique-solfège-flûte-à-bec toutes les semaines après la cantine ne fera que les en dégoûter...
Dans mon école idéale, en plus de sessions « traditionnelles » dans lesquelles tous les élèves font la même chose, ils auraient l’occasion de travailler en plus petits groupes, qui le violon, qui le basket-ball, qui l’algèbre, etc...
En fait. À part savoir lire, écrire, compter et les quelques opérations arithmétiques de base (la gestion d’un compte en banque, « jouer au marchand », s’y prête parfaitement...), aucune autre connaissance ne devrait être entrée de force dans la tête des gosses, les enseignants devraient pouvoir écouter et détecter les intérêts de l’enfant et n’être là qu’en support de leur faculté d’« auto-apprentissage »... en quelque sorte. L’école n’est ni la cause ni LA solution à l’injustice sociale.
En réduisant davantage le temps de travail des salariés on pourrait imaginer qu’ils aient du temps à consacrer pour s’occuper de l’éducation de leurs enfants, en concert avec l’établissement scolaire (public bien entendu).
Ce n’est qu’une question de moyens ! Oui ok... ça va demander d’énormes moyens :)
Ma vision est forcément biaisée, je ne suis pas un professionnel de l’éducation et je parle de mon expérience de l’école qui commence à dater, je vais pas me mentir... ça a sûrement changé depuis. M’enfin avec les moyens juste limites mis en œuvre depuis que j’ai quitté l’école je doute qu’on fasse aujourd’hui une éducation d’une qualité exceptionnelle.
Et là, en pensant à bien j'imagine, t'es en train d'arriver à la conclusion que le mieux, c'est que les pauvres apprennent à gérer leur budget royal de 1200€/mois, ça leur évitera d'avoir des soucis pour payer la banque parce qu'ils ont osé vouloir avoir des loisirs ou ouvrir leurs enfants à la culture ; plutôt que leur permettre de faire ça sans se demander s'ils pourront encore bouffer après.
Apprendre à faire ses comptes ça concerne autant les riches que les pauvres donc je comprends pas trop la remarque. Si c’est pour pointer la différence de chance entre le gamin élevé dans une famille aisée et cultivée et celui qui naît chez des pauvres pas gâtés par la nature je dirais que tu enfonces une porte ouverte.
Il n’y a pas que l’école et la famille pour s’ouvrir à la culture. Il y a ce qu’on appelle une « vie culturelle » en dehors de ces deux institutions : manifestation festive, club sportif, entraides diverses, bibliothèques, musées, etc... Tous proposent des tarifs préférentiels pour les faibles revenus. En tant que citoyen « de gauche » je trouve ça indispensable, pour une évidente raison de réduction des inégalités, de justice sociale.
Le but premier de l’école n’est pas de servir l’égalitarisme, seulement (et absolument) veiller à ne pas aller contre le principe d’égalité, mais c’est tout. Le but de l’école est de former les esprits. C’est aberrant d’imaginer que le chemin de développement intellectuel de chaque enfant puisse être le même de 6 à 18 ans (chiffres indicatifs non contractuels).
L’éducation doit être accessible à tout le monde mais pas la même pour tout le monde.
tu es, disons, plutôt "bien à gauche".
Je suis du côté des faibles, des exploités, des opprimés. J’essaie ... de faire face aux tortionnaires, de combattre le sadisme. Je hais l’opulence autant que je hais la misère. Je fuis ceux qui ne réfléchissent pas et ceux qui ne réfléchissent que par pertes et profits. Je suis pour le partage, pas pour la compétition.
Il se trouve que ceux qui défendent ces idées, pour la plupart, sont dit : de gauche, c’est la seule raison qui fasse qu’il m’arrive de me réclamer parfois de se « bord » là. Parce que sinon la distinction gauche/droite il faut être honnête, elle ne veut plus dire grand chose, en tous cas ça n’a plus rien à voir avec ce qu’était l’assemblée à l’origine... Je préfère qu’on oppose des concepts plus clairs et mieux définis : progressisme/conservatisme, nationalisme/globalisme, libéralisme/égalitarisme, etc...
[^] # Re: Science friction
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal En marche. Évalué à 4. Dernière modification le 30 septembre 2017 à 01:43.
Alors là non tu n’y est pas du tout.
Je suis pour une approche plus globale et plus pratique de l’éducation. Qui privilégie l’apprentissage de savoir-faires et savoir-êtres pratiques plutôt que l’acquisition de savoirs plus théoriques, qui selon moi ne prennent de sens que pour des élèves d’un certain âge (intellectuel), par exemple : l’histoire de France, les poèmes de Rimbaud ou la flûte à bec !
Ça implique une offre éducative variée. Là je pensais à la comptabilité d’un ménage ou d’une petite entreprise mais je pourrais citer : savoir planter un arbre, construire une mangeoire ou je ne sais quel travail de menuiserie, etc... etc... Un système de matières en option dès la primaire ne me choque pas, contrairement à beaucoup de gens de gauche j’ai l’impression.
Pour ce qui est de la musique, peut-être qu’une seule sortie à un concert peut donner le goût pour la musique (donc l’envie d’apprendre) à des élèves alors qu’une heure d’histoire-de-la-musique-solfège-flûte-à-bec toutes les semaines après la cantine ne fera que les en dégoûter...
Dans mon école idéale, en plus de sessions « traditionnelles » dans lesquelles tous les élèves font la même chose, ils auraient l’occasion de travailler en plus petits groupes, qui le violon, qui le basket-ball, qui l’algèbre, etc...
En fait. À part savoir lire, écrire, compter et les quelques opérations arithmétiques de base (la gestion d’un compte en banque, « jouer au marchand », s’y prête parfaitement...), aucune autre connaissance ne devrait être entrée de force dans la tête des gosses, les enseignants devraient pouvoir écouter et détecter les intérêts de l’enfant et n’être là qu’en support de leur faculté d’« auto-apprentissage »... en quelque sorte. L’école n’est ni la cause ni LA solution à l’injustice sociale.
En réduisant davantage le temps de travail des salariés on pourrait imaginer qu’ils aient du temps à consacrer pour s’occuper de l’éducation de leurs enfants, en concert avec l’établissement scolaire (public bien entendu).
Ce n’est qu’une question de moyens ! Oui ok... ça va demander d’énormes moyens :)
Ma vision est forcément biaisée, je ne suis pas un professionnel de l’éducation et je parle de mon expérience de l’école qui commence à dater, je vais pas me mentir... ça a sûrement changé depuis. M’enfin avec les moyens juste limites mis en œuvre depuis que j’ai quitté l’école je doute qu’on fasse aujourd’hui une éducation d’une qualité exceptionnelle.
Apprendre à faire ses comptes ça concerne autant les riches que les pauvres donc je comprends pas trop la remarque. Si c’est pour pointer la différence de chance entre le gamin élevé dans une famille aisée et cultivée et celui qui naît chez des pauvres pas gâtés par la nature je dirais que tu enfonces une porte ouverte.
Il n’y a pas que l’école et la famille pour s’ouvrir à la culture. Il y a ce qu’on appelle une « vie culturelle » en dehors de ces deux institutions : manifestation festive, club sportif, entraides diverses, bibliothèques, musées, etc... Tous proposent des tarifs préférentiels pour les faibles revenus. En tant que citoyen « de gauche » je trouve ça indispensable, pour une évidente raison de réduction des inégalités, de justice sociale.
Le but premier de l’école n’est pas de servir l’égalitarisme, seulement (et absolument) veiller à ne pas aller contre le principe d’égalité, mais c’est tout. Le but de l’école est de former les esprits. C’est aberrant d’imaginer que le chemin de développement intellectuel de chaque enfant puisse être le même de 6 à 18 ans (chiffres indicatifs non contractuels).
L’éducation doit être accessible à tout le monde mais pas la même pour tout le monde.
Je suis du côté des faibles, des exploités, des opprimés. J’essaie ... de faire face aux tortionnaires, de combattre le sadisme. Je hais l’opulence autant que je hais la misère. Je fuis ceux qui ne réfléchissent pas et ceux qui ne réfléchissent que par pertes et profits. Je suis pour le partage, pas pour la compétition.
Il se trouve que ceux qui défendent ces idées, pour la plupart, sont dit : de gauche, c’est la seule raison qui fasse qu’il m’arrive de me réclamer parfois de se « bord » là. Parce que sinon la distinction gauche/droite il faut être honnête, elle ne veut plus dire grand chose, en tous cas ça n’a plus rien à voir avec ce qu’était l’assemblée à l’origine... Je préfère qu’on oppose des concepts plus clairs et mieux définis : progressisme/conservatisme, nationalisme/globalisme, libéralisme/égalitarisme, etc...