• [^] # Re: Science friction

    Posté par . En réponse au journal En marche. Évalué à 5.

    Et quand tu es licencié tu touches des indemnités de licenciement aussi,

    Ces indemnités de licenciement qui viennent justement d’être plafonnées, et pas qu’un peu. Entre aucun plafond et un plafond relativement bas il y avait peut-être un juste milieu pour rassurer les investisseurs (lesquels au fait... ?) sans pour autant considérer les salariés comme des vaches à lait (qui ne font pas grève, elles).

    tu as aussi tes congés payés restants, etc.

    Les congés payés sont un repos compensateur, un droit chèrement acquis au terme de luttes sociales, et ce n’est pas une couverture chômage !

    Tous les 5 ans. Ce qui ne me semble pas excessivement long.

    Merci pour cette précision, que j’avais malheureusement omise. Oui, une période de 5 ans me semble un bon compromis, ça semble cohérent.

    Du coup je pense à un truc... ça fait potentiellement une différence pour l’embauche, entre le candidat qui aura déjà usé de ce droit et celui qui ne l’aura pas fait ces cinq dernières années ? Le premier devrait être logiquement moins enclin à claquer la porte du nouveau job, non ?

    Les employeurs ont-ils accès à cette information ? Même s’il ne l’ont pas, la question pourra être posée.

    Bien évidemment des offres d'emplois dits compatibles un minimum. Pour un ingénieur ce ne sera pas d'aller dans un abattoir. Plus ou moins la politique actuelle sur le sujet à Pôle emploi de toute façon.

    J’ai forcé le trait c’est vrai. Maintenant je vais raconter ma vie :

    Début de carrière, contrat d’apprentissage, en alternance. Au bout de 2 ans : super j’ai un diplôme, la boîte a besoin de moi, elle peut pas me faire un CDI mais un CDD de six mois : OK, ça roule. Au bout des six mois, re-belote, non, pas de CDI, un CDD de 6 mois si tu veux (genre on a encore besoin de toi pendant six mois mais après on sait pas trop, contexte économique toussa...). Vu que j’avais un peu fait le tour de la maison au bout de 2 ans et demi j’ai dit que j’étais pas intéressé, même si le boulot n’était pas si mal.

    Je me suis donc retrouvé au chômage. Je me souviens avoir refusé un poste (lors de l’entretien avec l’employeur) parce qu’il ne voulait pas m’offrir mon salaire précédent, il voulait pas monter au dessus du SMIC m’a-t-il clairement dit. C’était pour un boulot, à la con, de technicien itinérant pour aller maintenir des caisses enregistreuses. Au chômage depuis un mois ou deux, je l’aurais bien essayé ce boulot, mais pas pour 100 euros de moins à la fin du mois, j’ai préféré refuser*... À la fin de l’entretien le gars m’a dit qu’il me comprenait et pensait que j’avais raison de ne pas accepter ce poste...

    Et bien avec cette règle des deux refus, le poste correspondant à mes compétences (pas abattoir), aurais-je pu faire valoir la différence de salaire d’environ 100 euros pour refuser de plein droit avec les textes actuels ? C’était peut-être même que 50 euros, je n’ai plus le chiffre précis en tête.

    [*] Même si au chômage, en France, tes revenus c’est plutôt 3/4 de ton net (c’est plafonné aussi mais même aujourd’hui je suis encore loin du plafond...), faut voir que c’est (c’était ?) calculé sur les deux dernière années (exclusion faite de tout revenu exceptionnels, comme un rattrapage d’heures supplémentaires payées au bout de trois ou quatre ans de lutte syndicale...). Donc en acceptant un poste moins rémunéré c’est pas juste pour le présent, c’est l’éventuelle période de (削除) chômage (削除ここまで) mobilité qui va suivre qui va te faire bien mal au porte-monnaie.

    C’est d’ailleurs justement assez mal foutu. Parce qu’accepter un poste moins rémunéré ça peut se concevoir, si le poste en question offre d’autres atouts. Sauf que ça veut dire accepter de se retrouver, potentiellement, au bout de trois ans avec encore moins que son indemnité actuelle... Ce sont toutes tes cotisations (et celles de l’employeur qui vont avec) que tu acceptes de diminuer, donc clairement : ton futur.

    J’ai finalement retrouvé un job, très bien payé, au bout d’un peu plus d’un an. Puis refait du chômage ensuite au bout de 4 ou 5 ans... mais c’est encore une autre histoire... et comme vous n’êtes pas sages...

    je trouve normal qu'un employé n'attende pas la fin des allocations pour se mettre à décemment chercher un boulot.

    Tu me stupéfies... Rassure toi, les (削除) employés (削除ここまで) chômeurs normaux n’attendent pas la fin de leur allocation pour se mettre à chercher un boulot. J’ai pourtant, parmi mes amis, des parasites plus ou moins assumés, donc je ne nie pas que cette mentalité existe. Faut juste arrêter de croire que c’est la norme, c’est plutôt anecdotique.

    Je dirais que le seul qui profite réellement des allocations c’est celui qui les touche en travaillant à côté, donc en travaillant qui plus est au black. C’est facile (à condition de pas se faire chopper et d’avoir un métier qui le permette), il suffit de faire un peu de travail légal en pointillé... Lui, parasite le gâteau par les deux bouts...

    Le travail au black, c’est des employeurs ou des employés qui en sont à l’origine ?

    Voilà, j’arrêterai là, non pas que ce soit déplaisant de discuter avec toi mais j’ai l’impression de radoter, voire même qu’on a déjà eu cette discussion :) J’attendrai donc Noël pour reparler à nouveau de la lutte des classes !