• [^] # Re: Embauche a l’américaine

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 4.

    Cela n'engage que moi, mais je suis en général heureux de voir Zenitram poster et souvent je ne suis pas d'accord avec lui (comme sur ce fil).

    Là, Zenitram, tu caricatures. Il n'y a pas les gentils employés d'un côté et les méchants patrons de l'autre. Il y a des gens qui ont des objectifs personnels différents et qui doivent bosser ensemble. Je dis simplement que par défaut, il y a un grand déséquilibre en faveur des patrons et que ce déséquilibre doit être corrigé par la loi, pour éviter de tomber dans l'exploitation pure et simple. En revanche, je ne veux pas que les salariés aient tous les droits : je trouve cela parfaitement normal qu'un patron ait le droit de licencier un salarié incompétent, par exemple. Je trouve aussi normal qu'il soit mieux payé s'il prend plus de risques, il faut juste que le rapport reste raisonable.

    Par exemple, dans certaines grandes boîtes, le patron touche un salaire annuel à 7 chiffres, pour un risque nul (s'il se plante il a un parachute doré et il ira dans une nouvelle boîte), quand un bon ingénieur touche 40k,ドル c'est totalement disproportionné (c'est tiré d'un exemple réel, une boîte française qui n'est même pas dans le CAC40). Dans certaines PME, c'est beaucoup plus raisonable et c'est tant mieux.

    De même, dans beaucoup de boîtes en Amérique du Nord, où on peut être viré du jour au lendemain, personne ne fait jamais grève ou n'ose critiquer la stratégie d'entreprise ; même à l'Université (privée, c'est donc une entreprise), les professeurs ont peur de critiquer publiquement les principaux sponsors de la faculté (là aussi, c'est du vécu). Bref, là aussi, ce n'est pas équilibré.