• [^] # Re: Embauche a l’américaine

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 2.

    A mon sens, la principale raison pour laquelle les gens n'y vont pas, c'est la durée moyenne du contentieux. Partir pour 15 mois (en moyenne, 22 en IDF) d'investissement émotionnel, sachant qu'au final c'est un peu la roulette russe, c'est chaud. Perso, pour un mois de salaire, je pense que je ne me lancerai pas la dedans.

    C'est globalement le problème du système judiciaire français dans son ensemble, ce n'est pas propre aux prud'hommes. C'est un vrai problème mais qui doit être traité séparément.

    On ne devrait pas pondre des lois pour tenir compte de la lenteur judiciaire, mais faire en sorte qu'elle aille plus vite si cela pose des soucis. Donc accorder plus de moyens humains et financiers, alléger certaines procédures administratives...

    J'ai un peu de mal à voir comment ça peut marcher la réintégration. Globalement si ta boîte t'a viré, c'est qu'elle ne voulait pas de toi. Ce n'est pas une décision de justice qui va changer cela. Mon billet qu'un an après c'est retour à la case départ pour harcèlement moral.

    Je ne dis pas que c'est l'idéal, mais ça existe, ce n'est pas moi qui ait inventé ce concept. Après son intérêt peut être de l'utiliser comme levier pour obtenir une compensation plus forte avant de partir. Ou cela peut marcher si l'employé n'a pas peur / aime des confrontations (ce qui arrive aussi).