• [^] # Re: Embauche a l’américaine

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 3.

    que dirais-tu de diviser les profits équitablement entre employés et employeurs ?

    Il existe des formes d'entreprise où les employés ont leur mot à dire dans la gouvernance et peuvent tirer de manière automatique des bénéfices d'un résultat positif de l'entreprise.

    Mais cela implique aussi d'investir de l'argent et de sa personne, pour moi on quitte la notion de salariat.

    Car bon, l'employeur fait rarement 35h/semaine de boulot et en cas de grande difficulté économique de la boîte, ce sont ses deniers qui sont menacés directement, pas ceux des employés (qui peuvent perdre leur emploi, mais pas leur maison ou de larges pans de leurs économies).

    Ce n'est pas pour rien qu'il y a plusieurs formes de travail (entrepreneur, salariat) éventuellement en coopération. Tu ne peux pas avoir des garanties sociales, tirer tous les bénéfices que l'entreprise génère et t'impliquer 35h/semaine en envoyant boulet le boulot pendant les vacances et quand on est chez soi et sans impliquer ton propre capital. Le salariat pure (sans posséder d'action de sa boîte) a des inconvénients (lien de subordination, ne peut pas tout décider et récolter) mais a des avantages liées aux limitations que l'employeur peut exiger de ses employés. C'est comme ça.

    Car bon, si patron c'est si génial, je ne comprend pas pourquoi tout le monde n'est pas son patron. Après tout des boîtes qui n'ont pas besoin de capital de départ, ce n'est pas ce qui manque dans le numérique par exemple.