• [^] # Re: Embauche a l’américaine

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal En marche. Évalué à 3.

    Évidemment que les milieux sociaux les plus éloignés de l’accès à l‘éducation, les contrées enclavées ont pu garder leur « patois » assez longtemps. Si tu as des chiffres précis là-dessus ça m’intéresse. Il me semble effectivement que début XXe tous les bretons parlaient encore breton (enfin au moins ceux qui quittaient pas la bretagne...). Par contre un breton qui avait à discuter avec un basque je pense qu’ils employaient déjà le français.

    Quand l'école a été obligatoire, les gens se sont mis à devenir plus ou moins bilingues. Mais même dans les endroits non enclavés, le patois/diaclecte/langue locale a continué d'être parlé. Dans certains endroits, c'est encore le cas aujourd'hui. Dans les villes où il y a de la mixité géographique (donc nécessité d'une langue commune) et dans les milieux bourgeois (où le dialecte est vu comme populaire), c'est le français qui s'est mis à dominer. Encore aujourd'hui, en Allemagne, en Italie et en Espagne par exemple, dans certaines régions, les gens parlent tous dialectes quand ils sont entre eux, et la langue nationale quand ils sont avec les autres.

    Autrement dit : prétendre que « les français parlent français » qu’à partir du XXe c’est aussi pas mal fort de café...

    Non. Tu le dis toi-même : le français était la langue de la diplomatie, de la politique, la langue internationale : bref, la langue des élites. En dehors des régions historiquement francophones (Seine, Loire etc.) Les Français parlaient le français au début du XXe comme les Français parlent l'anglais au début du XXIe. Bref, comme une langue étrangère. Ce n'est pas tout le monde en France qui est capable de faire une discussion en anglais aujourd'hui (ce n'est pas forcément grave).