• [^] # Re: Embauche a l’américaine

    Posté par . En réponse au journal En marche. Évalué à 6.

    Le français était déjà une langue utilisée par une grande partie du peuple

    Non. Au XVIè siècle, il était ultra-minoritaire.

    Je me suis mal exprimé. Je ne connais effectivement pas les chiffres du nombre de locuteur de chaque langue parmi les habitants du territoire de la France au XVIe, et pour être franc avec toi je n’ai même pas en tête les frontières du royaume à cette même époque.

    Évidemment que les milieux sociaux les plus éloignés de l’accès à l‘éducation, les contrées enclavées ont pu garder leur « patois » assez longtemps. Si tu as des chiffres précis là-dessus ça m’intéresse. Il me semble effectivement que début XXe tous les bretons parlaient encore breton (enfin au moins ceux qui quittaient pas la bretagne...). Par contre un breton qui avait à discuter avec un basque je pense qu’ils employaient déjà le français.

    Je vais me permettre de citer Wikipédia : qui exprime mieux ma pensée :

    La période qui s'étend de la fin du XIe siècle au début du XIVe siècle correspond à une période de rayonnement du français médiéval. Le français devient une langue internationale, parlée dans toutes les cours des royaumes d'Europe, ce qui laissa des marques dans toutes les langues européennes. Elle devient la « lingua franca » du monde, les lois sont rédigées en français, la diplomatie se fait en français.

    Autrement dit : prétendre que « les français parlent français » qu’à partir du XXe c’est aussi pas mal fort de café...

    Vu la teneur de tes arguments, effectivement les Bern/Deutsch&co vont pouvoir prospérer avec les remerciements de la Macronie dont l’apparence de "modernisme" ne le doit qu’à l’incurie historique de ses soutiens.

    Je fais certainement preuve d’incurie historique mais je ne soutiens pas Macron. Je n’ai pas voté pour lui et je dénonce sa politique anti-sociale.

    Je crois que tu n’a pas l’air de bien te rendre compte ce qui se joue avec le Macron, et y’a beaucoup de non-dits dans cette "polémique" qui manifestement t’échappent.

    Bah non justement. Je pense avoir une petite idée des non-dits auxquels tu penses : genre, apologie de la royauté ou du pouvoir centralisateur, flatterie envers l’ancien régime, ou que sais-je encore... D’ailleurs, si tu ne laissais pas de non-dit sur ces non-dits... on y verrait peut-être plus clair sur ce que tu penses sur le fond, de cette polémique...

    Quel sous-entendu prêtes-tu à son raccourci historique ?

    Non désolé. Si cette sortie sur François Ier était une communication totalement calculée avec un but inavouable, ce dont je doute, ce serait au pire de détourner la polémique en donnant un os à ronger, un sujet futile (je pèse mes mots) comme ça c’est parfait.

    Et mon propos c’est surtout ça : en cherchant des messages cachés, des attaques déguisées, dans chacune de ses paroles, on s’attarde sur des choses inutiles et on parle moins de ce qui se joue niveau contrat-social, au présent, pas à la renaissance... Macron pense que les français parlent français grâce à François Ier, en gros hein... il répond vite fait à un CM2... je ne connais pas la question exacte de l’élève, j’imagine que si on lui demande une rédaction de trois pages il va peut-être nuancer... Super ! La belle affaire !

    EM va sûrement provoquer la précarisation de l’ensemble des salariés du pays et la liquidation complète du service publique et on pointe son manque de rigueur en Histoire ou je ne sais quel non-dit...