• [^] # Re: Pourquoi du théorie des patch c'est bien

    Posté par . En réponse au journal Pijul, un nouveau gestionnaire de source. Évalué à 4.

    Un détail non-technique : je comprends qu'il soit tentant de juger Pijul en discutant des détails d'implémentation de Git.

    Ceci dit, pour être cohérent, il faudrait aussi éviter de dire d'énormes âneries sur des concepts élémentaires d'informatique ("élémentaires" dans le sens "essentiels", pas forcément "simples"). Par exemple, la décidabilité, ça a une définition précise.

    Ou sinon, quand tu écris

    Si, dans un commit, je modifie une partie d'un fichier, puis dans le commit suivant j'en modifie une autre qui n'a rien à voir : peu importe l'ordre dans lequel je les réalise, on devrait aboutir au même résultat.

    Je veux pas te provoquer de douleur psychique à base de dissonance cognitive, mais, breaking news, dans ce cas de figure (modifications non colocalisées) git fera la même chose !

    C'est complètement faux, dans tous les cas. Git n'est jamais commutatif, au contraire : il ordonne scrupuleusement les commits, c'est même sa principale utilité.

    C'est une différence fondamentale entre Git et Pijul : Pijul a un nouveau type de structure de données qui rend la commutativité possible, et cette structure de données est même l'idée centrale (les merge corrects dans 100% des cas sont importants, mais moins).

    Il aurait fallu mieux comprendre l'argument avant de le mépriser : ça m'étonnerait que tu penses que les commits de Git commutent, d'ailleurs tu as parlé de graphes orientés acycliques dans un autre commentaire.

    Ceci n'est pas une critique sur le fait de dire des âneries (c'est cool de se laisser le droit de dire des âneries, de l'accepter et de le reconnaître), mais uniquement sur le mépris.

    Autre exemple du même mépris : toute boulangère ou boulanger qui se déplace de chez lui à sa boulangerie en passant par des rues a chaque jour une expérience directe des graphes orientés, avec des étiquettes sur les arêtes.

    Cet exemple est loin d'être anodin : le seul truc que Pijul essaie de faire, c'est de modéliser proprement l'expérience directe et quotidienne de millions de programmeur, et d'implémenter une théorie conforme à leur expérience quotidienne directe.

    Les deux types de mépris (envers "la boulangère" et envers Pijul) se ressemblent étrangement, non ?