• [^] # Re: essayer Julia ?

    Posté par . En réponse au journal Un Python qui rivalise avec du C++. Évalué à 10.

    C'est un petit peu dommage que tout le monde n'ait que Python a la bouche, c'est un peu le handicap pour le développement de Julia.

    Le problème, c'est que tu peux passer ta vie à apprendre de nouveaux langages « plus optimisés pour ceci » ou « plus rapides pour cela ». Depuis 8 ans, j'ai appris 14 langages différents, en approfondissant peut-être deux d'entre eux. À un moment donné, tu choisis un langage, même si c'est pas le plus classe pour ton usage, et tu t'y tiens, autrement, ça ne finit jamais.

    Python a l'avantage d'être facile à lire et de permettre de coder aussi bien de l'appli desktop, des jeux, des AI, du calcul, du web,... L'apprendre est un investissement bien placé. Après, le truc aussi c'est que beaucoup de dev utilisent Python comme du pseudocode schématique, sans tirer parti des spécificités syntaxiques et structurelles qu'il offre. Par exemple, le module itertools accélère de façon dramatique les tours de boucle sur des itérables. La plupart des scientifiques qui ont été formés sur Matlab et qui apprennent Python à la volée ne savent même pas qu'il existe. Soient ils vont utiliser les opérations matricielles comme Matlab (ce qui n'est possible qu'avec des variables de dtype=float), soient ils vont coder des boucles FOR.

    Et le problème, c'est que comme Python a l'air simple, peu de gens prennent le temps d'apprendre ses finesses et de tirer parti de ses raccourcis.

    Voir aussi : https://www.ibm.com/developerworks/community/blogs/jfp/entry/Python_Meets_Julia_Micro_Performance?lang=en