Il te faut donc te renseigner sur ces règles/contraintes pour les respecter.
En même temps que tu encadres tes stagiaires/doc/postdoc, rédiges un dossier de financement, écrit un article ou deux, te bats avec l'administration pour des questions de fonctionnement et essaies de garder le peu temps qu'il te reste pour ta recherche en elle-même. Et la sécurité d'un code qui n'est jamais censé être soumis à des données compromises (on parle de séquençage ADN là, pas de webservice) et aux conséquences quasi-inexistantes (même si quelqu'un parvient à tripatouiller l'ADN des bestioles qui seront séquencées, il se passe quoi : la machine – non connectée au réseau – va planter ? La belle affaire...) ne sera jamais budgétée ; on a déjà suffisamment de mal à avoir de l'argent pour le coeur des projets.
La prochaine fois, tu vas reprocher aux ingénieurs des Mulberries de ne pas avoir respecté les règles environnementales ? Il y a une histoire de priorité et de budget financier et temporel fini.
il y a un certain nombre de règles de base à respecter
Si en plus tu crois que la sécurité ça se limite à suivre quelques règles, tu ne dois pas – sauf ton respect – avoir jamais fait de vraie sécurité. C'est un métier à part entière pour une bonne raison. Et quand tu vois le nombre colossal de failles de sécurité que l'on peut trouver dans des projets très sérieux comme Linux, OpenSSL ou OS X, tu te doutes bien qu'un gusse dont le coeur de métier est la bioinfo n'aura ni le temps, ni les compétences pour mieux faire.
[^] # Re: Oui mais non
Posté par lockidor . En réponse au journal ADN overflow : c'est de la faute de l'open source. Évalué à 1.
En même temps que tu encadres tes stagiaires/doc/postdoc, rédiges un dossier de financement, écrit un article ou deux, te bats avec l'administration pour des questions de fonctionnement et essaies de garder le peu temps qu'il te reste pour ta recherche en elle-même. Et la sécurité d'un code qui n'est jamais censé être soumis à des données compromises (on parle de séquençage ADN là, pas de webservice) et aux conséquences quasi-inexistantes (même si quelqu'un parvient à tripatouiller l'ADN des bestioles qui seront séquencées, il se passe quoi : la machine – non connectée au réseau – va planter ? La belle affaire...) ne sera jamais budgétée ; on a déjà suffisamment de mal à avoir de l'argent pour le coeur des projets.
La prochaine fois, tu vas reprocher aux ingénieurs des Mulberries de ne pas avoir respecté les règles environnementales ? Il y a une histoire de priorité et de budget financier et temporel fini.
Si en plus tu crois que la sécurité ça se limite à suivre quelques règles, tu ne dois pas – sauf ton respect – avoir jamais fait de vraie sécurité. C'est un métier à part entière pour une bonne raison. Et quand tu vois le nombre colossal de failles de sécurité que l'on peut trouver dans des projets très sérieux comme Linux, OpenSSL ou OS X, tu te doutes bien qu'un gusse dont le coeur de métier est la bioinfo n'aura ni le temps, ni les compétences pour mieux faire.