Au delà du fait que oui, SSH ça marche très bien et c'est clairement ce qu'il faut utiliser dans ce cas-là, il ne faut pas oublier ce que c'est de faire héberger sa machine par un tiers.
Pour faire vite : Il a accès au matériel, DONC il a accès aux données.
C'est un très gros raccourcis, mais faut pas oublier que dès qu'on a accès au matériel, alors le concept de sécurité (confidentialité dans notre cas) s'effondre. Depuis le "Man In The Middle" (OVH voit passer chacun de vos octets sur le réseau) à une backdoor dans le système qu'il vous a mis, ils ont une myriade de possibilités qui toutes, en théorie, sont capables d'accéder à vos données.
Cela dit, les moyens de contournement sont aujourd'hui assez simples, surtout si on prend en compte le fait que OVH a vraisemblablement autre chose à faire que d'espionner leurs quelques millions d'hébergement.
MITM : SSH est considéré aujourd'hui techniquement incassable. Mis à part les méta-données (IP source, date/heure, quantité de données), il ne peuvent rien savoir d'autre. Et mis à part l'auteur de ce journal apparemment :), considérons que tout le monde utilise SSH, donc oublions ça.
Données sur disque : Idem pour le chiffrage du disque, techniquement incassable aujourd'hui, mais là par contre, qui chiffre son disque ? Déjà que sur un périphérique mobile, facilement volable, pas grand monde ne le fait, là dans le cadre d'un serveur hébergé en salle sécurisée, au milieu de milliers/millions d'autres, je doute que ce soit une grande coutume... Donc oui, ils ont accès assez facilement aux données.
Trucs tordus : ils pourraient mettre une sonde de debug (style LauterBach) directement sur le CPU pour choper en clair tout ce qui transite dans le CPU. Les moyens sont importants, mais si c'est pour attaquer un hébergement précis, pourquoi pas. Et pour les hébergements virtualisés, là c'est encore plus facile vu que le hardware... est logiciel !
Voilà donc oui, il faut utiliser SSH et HTTPS, la question ne se pose même pas. Mais la paranoïa absolue n'est pas possible dès lors qu'on fait héberger physiquement ses données ailleurs quand dans son (削除) cul (削除ここまで) environnement maîtrisé. C'est comme ça. Comme toujours en matière de sécurité/confidentialité il faut analyser le rapport risque/moyens pour que concrêtement les moyens mis en oeuvre restent en rapport avec les risques encourus.
Ma conclusion sur ces sujets :
- SSH et HTTPS : c'est très bien, presque obligatoire
- Chiffrage des données sur le disque : c'est mieux, donc si ça peut faire plaisir...
En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.
# Confidentialité chez un hébergeur tiers
Posté par gUI (Mastodon) . En réponse au journal Let's Encrypt, OVH et la sécurité. Évalué à -2. Dernière modification le 28 juillet 2017 à 07:55.
Au delà du fait que oui, SSH ça marche très bien et c'est clairement ce qu'il faut utiliser dans ce cas-là, il ne faut pas oublier ce que c'est de faire héberger sa machine par un tiers.
Pour faire vite : Il a accès au matériel, DONC il a accès aux données.
C'est un très gros raccourcis, mais faut pas oublier que dès qu'on a accès au matériel, alors le concept de sécurité (confidentialité dans notre cas) s'effondre. Depuis le "Man In The Middle" (OVH voit passer chacun de vos octets sur le réseau) à une backdoor dans le système qu'il vous a mis, ils ont une myriade de possibilités qui toutes, en théorie, sont capables d'accéder à vos données.
Cela dit, les moyens de contournement sont aujourd'hui assez simples, surtout si on prend en compte le fait que OVH a vraisemblablement autre chose à faire que d'espionner leurs quelques millions d'hébergement.
MITM : SSH est considéré aujourd'hui techniquement incassable. Mis à part les méta-données (IP source, date/heure, quantité de données), il ne peuvent rien savoir d'autre. Et mis à part l'auteur de ce journal apparemment :), considérons que tout le monde utilise SSH, donc oublions ça.
Données sur disque : Idem pour le chiffrage du disque, techniquement incassable aujourd'hui, mais là par contre, qui chiffre son disque ? Déjà que sur un périphérique mobile, facilement volable, pas grand monde ne le fait, là dans le cadre d'un serveur hébergé en salle sécurisée, au milieu de milliers/millions d'autres, je doute que ce soit une grande coutume... Donc oui, ils ont accès assez facilement aux données.
Trucs tordus : ils pourraient mettre une sonde de debug (style LauterBach) directement sur le CPU pour choper en clair tout ce qui transite dans le CPU. Les moyens sont importants, mais si c'est pour attaquer un hébergement précis, pourquoi pas. Et pour les hébergements virtualisés, là c'est encore plus facile vu que le hardware... est logiciel !
Voilà donc oui, il faut utiliser SSH et HTTPS, la question ne se pose même pas. Mais la paranoïa absolue n'est pas possible dès lors qu'on fait héberger physiquement ses données ailleurs quand dans son
(削除) cul (削除ここまで)environnement maîtrisé. C'est comme ça. Comme toujours en matière de sécurité/confidentialité il faut analyser le rapport risque/moyens pour que concrêtement les moyens mis en oeuvre restent en rapport avec les risques encourus.Ma conclusion sur ces sujets :
- SSH et HTTPS : c'est très bien, presque obligatoire
- Chiffrage des données sur le disque : c'est mieux, donc si ça peut faire plaisir...
En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.