Je vis présentement dans un environnement francophone où l'écriture inclusive est assez inconnue. Du coup je découvre (pas l'écriture inclusive, j'ai dû écrire des choses dans ce genre là à l'occasion, mais le mouvement de promotion qui va autour).
Je pense que ça peut devenir très lourd dans certains textes, mais si l'efficacité est prouvée, pourquoi pas (là-dessus par contre je suis assez sceptique).
L'auteur ne semble pas s'intéresser du soutien des contributrices, et c'est dommage; j'aurais aimé savoir si il y avait une différence homme/femme sur la la façon de soutenir le logiciel libre.
Ironie mise à part, l'écriture inclusive ne permet pas non plus de former un masculin marqué parce que l'auteur va exiger du lecteur qu'il interprète le masculin comme un neutre en s'excusant d'un «oubli».
L'emphase est de moi: les mots ont effectivement un sens, tout comme les guillemets autour de "oubli", lourdes de sous-entendu.
Peut-être que l'auteur a simplement et naïvement supposé que le/la lecteur/trice (quand je dis que c'est lourd...) interprétera le masculin comme un neutre. En tout cas ça me semble très mal barré pour démarrer une discussion ayant pour but de convaincre.
D'ailleurs, pourquoi écris-tu "lecteur" et pas "lecteur/trice(s)"? Tu pense qu'il y a une différence dans la façon de lire entre les hommes et les femmes?
Les États-Unis sont anglophones, ils n'ont pas ce problème de genre dans leur langue, et les écarts salariaux entre hommes et femmes sont supérieurs à ce qu'on voit en France.
Vu de ma fenêtre, on peut adopter des solutions nettement plus radicales pour réduire la différence de salaire: congé parental pour les hommes aussi long que pour les femmes et obligatoires. Et voilà, une des "raisons" principale du traitement différent sera réglée. Ça ne fera pas tout, mais quelque chose me dit que ça fera plus que chercher après des terminaisons non-inclusives dans les textes.
[^] # Re: Faute de français
Posté par Maclag . En réponse à la dépêche Reportage sur LaTeleLibre.fr : « La Guerre des Civic Tech ». Évalué à 7.
Je vis présentement dans un environnement francophone où l'écriture inclusive est assez inconnue. Du coup je découvre (pas l'écriture inclusive, j'ai dû écrire des choses dans ce genre là à l'occasion, mais le mouvement de promotion qui va autour).
Je pense que ça peut devenir très lourd dans certains textes, mais si l'efficacité est prouvée, pourquoi pas (là-dessus par contre je suis assez sceptique).
L'emphase est de moi: les mots ont effectivement un sens, tout comme les guillemets autour de "oubli", lourdes de sous-entendu.
Peut-être que l'auteur a simplement et naïvement supposé que le/la lecteur/trice (quand je dis que c'est lourd...) interprétera le masculin comme un neutre. En tout cas ça me semble très mal barré pour démarrer une discussion ayant pour but de convaincre.
D'ailleurs, pourquoi écris-tu "lecteur" et pas "lecteur/trice(s)"? Tu pense qu'il y a une différence dans la façon de lire entre les hommes et les femmes?
Les États-Unis sont anglophones, ils n'ont pas ce problème de genre dans leur langue, et les écarts salariaux entre hommes et femmes sont supérieurs à ce qu'on voit en France.
Vu de ma fenêtre, on peut adopter des solutions nettement plus radicales pour réduire la différence de salaire: congé parental pour les hommes aussi long que pour les femmes et obligatoires. Et voilà, une des "raisons" principale du traitement différent sera réglée. Ça ne fera pas tout, mais quelque chose me dit que ça fera plus que chercher après des terminaisons non-inclusives dans les textes.