Alors, d’après le billet de blog indiqué dans le journal :
A big part of the motivation for this is that we want to make Fedora Workstation the best place to create content and we want the pro-audio crowd to be first class citizens of our desktop.
Alors, d’une, je ne sais pas pour les utilisateurs de Fedora Workstation mais mour ma part en tant que MAOïste amateur je ne me suis jamais senti « citoyen de seconde classe » sur mon GNU/Linux.
Et de deux, pour être « la meilleure place pour créer du contenu », ce dont on a besoin n’est pas un n-ième framework mais des applications.
Il se trouve que GNU/Linux n’est pas dépourvu d’applications dédiées à la création audio-numérique. Ardour, Rosegarden, Qtractor, Bristol, NON, LMMS... pour ne citer que celles que j’utilise ou ai utilisées (il y en une tripotée d’autres). Leur point commun ? Elles utilisent toutes Jack (en tout cas pour leur version GNU/Linux, dans le cas des applications multi-plateformes).
Vouloir remplacer, sans aucune bonne raison (autre que « on peut le faire »), un composant qui s’est imposé de lui-même comme la pièce maîtresse de l’audio dite « pro » sous GNU/Linux ne va sûrement pas donner aux développeurs desdites applications qu’ils sont des « citoyens de première classe »...
At the same time we don’t want to make this another painful subsystem transition so PipeWire so we will need to ensure that PulseAudio applications can still be run without modification.
Merci. Je note quand même que ce souci d’éviter de trop grandes souffrances ne concerne que les développeurs d’applications utilisant PulseAudio. Développeurs d’applications Jack, vous allez en chier — mais on compte sur vous pour que les créateurs se sentent « citoyens de première classe » sur notre système, hein, ne nous lâchez pas.
We expect to start shipping PipeWire with Fedora Workstation 27, but at that point only have it handle video [...] We will the bring the audio features onboard in subsequent releases as we also try to work with the Jack and PulseAudio communities to make this a joint effort.
« Allô, la communauté Jack ? Votre machin, là, que vous avez conçu sur mesure pour répondre pile poil aux besoins de l’audio numérique, et qui semble pas trop mal d’après ce qu’on m’a dit... on vient vous proposer de le remplacer par un truc qu’on a d’abord conçu pour faire complètement autre chose, mais auquel on aimerait bien rajouter après coup des fonctionnalités pour l’audio pro, comme ça en passant. C’est génial comme idée, non ? »
Cette proposition, c’est comme celle de KLANG il y a quelques années, c’est un gros doigt d’honneur à tous ceux qui veulent réellement faire de GNU/Linux une plate-forme sérieuse de création audio-numérique.
Sérieusement : Leave Jack alone! Si ça amuse quelqu’un de vouloir à nouveau « casser l’audio sous GNU/Linux », Poettering-style, grand’bien vous fasse, proposez un remplaçant à PulseAudio, introduisez une nouvelle période de confusion ou personne ne saura quelle est la bonne voie à suivre ou le bon outil à utiliser, donnez du blé à moudre à tous ceux qui se plaignent que la pile audio sous GNU/Linux est un bordel sans nom... mais pitié, laissez les développeurs et utilisateurs de Jack et des outils d’audio-numérique « pro » en dehors de tout ça.
[^] # Re: Leave Jack alone!
Posté par gouttegd . En réponse au journal PipeWire veut unifier la gestion des flux audio et video. Évalué à 10.
Alors, d’après le billet de blog indiqué dans le journal :
Alors, d’une, je ne sais pas pour les utilisateurs de Fedora Workstation mais mour ma part en tant que MAOïste amateur je ne me suis jamais senti « citoyen de seconde classe » sur mon GNU/Linux.
Et de deux, pour être « la meilleure place pour créer du contenu », ce dont on a besoin n’est pas un n-ième framework mais des applications.
Il se trouve que GNU/Linux n’est pas dépourvu d’applications dédiées à la création audio-numérique. Ardour, Rosegarden, Qtractor, Bristol, NON, LMMS... pour ne citer que celles que j’utilise ou ai utilisées (il y en une tripotée d’autres). Leur point commun ? Elles utilisent toutes Jack (en tout cas pour leur version GNU/Linux, dans le cas des applications multi-plateformes).
Vouloir remplacer, sans aucune bonne raison (autre que « on peut le faire »), un composant qui s’est imposé de lui-même comme la pièce maîtresse de l’audio dite « pro » sous GNU/Linux ne va sûrement pas donner aux développeurs desdites applications qu’ils sont des « citoyens de première classe »...
Merci. Je note quand même que ce souci d’éviter de trop grandes souffrances ne concerne que les développeurs d’applications utilisant PulseAudio. Développeurs d’applications Jack, vous allez en chier — mais on compte sur vous pour que les créateurs se sentent « citoyens de première classe » sur notre système, hein, ne nous lâchez pas.
« Allô, la communauté Jack ? Votre machin, là, que vous avez conçu sur mesure pour répondre pile poil aux besoins de l’audio numérique, et qui semble pas trop mal d’après ce qu’on m’a dit... on vient vous proposer de le remplacer par un truc qu’on a d’abord conçu pour faire complètement autre chose, mais auquel on aimerait bien rajouter après coup des fonctionnalités pour l’audio pro, comme ça en passant. C’est génial comme idée, non ? »
Cette proposition, c’est comme celle de KLANG il y a quelques années, c’est un gros doigt d’honneur à tous ceux qui veulent réellement faire de GNU/Linux une plate-forme sérieuse de création audio-numérique.
Sérieusement : Leave Jack alone! Si ça amuse quelqu’un de vouloir à nouveau « casser l’audio sous GNU/Linux », Poettering-style, grand’bien vous fasse, proposez un remplaçant à PulseAudio, introduisez une nouvelle période de confusion ou personne ne saura quelle est la bonne voie à suivre ou le bon outil à utiliser, donnez du blé à moudre à tous ceux qui se plaignent que la pile audio sous GNU/Linux est un bordel sans nom... mais pitié, laissez les développeurs et utilisateurs de Jack et des outils d’audio-numérique « pro » en dehors de tout ça.