Là c'est un point de vue extrême que je ne partage pas du tout.
Ce serait comme dire qu'un dépôt local ne sert à rien dans le cas de la gestion de version distribuée.
Tu ne protèges pas du tout de la même chose avec un DSCM et avec une sauvegarde.
Un DSCM ne protège ne protège que d’une corruption (à prendre au sens générale, ça peut être le matos, le système de fichiers, un dev qui a fuck...) interne du dépôt (un dev a fait un rm -rf des fichiers du dépôt). Ça ne protège pas des corruptions externes (un dev a fait un rm -rf du .git, un secteur défectueux empêche la lecture de méta-données...).
Tu peux par exemple te retrouver avec un dépôt git fucké avec plus aucune commande qui ne fonctionne à cause d’une corruption des données du dépôt.
Un backup va te protéger de ces corruptions externes justement.
Dit autrement, un DSCM permet de remonter à un instant T-X, un backup permet de garantir que si ça marchait à l’instant T, cet instant T refonctionnera à l’instant T+X une fois restauré (alors qu’un dépôt qui fonctionne à l’instant T peut être impossible à remettre dans l’état de l’instant T s’il est corrompu).
Mon approche va même plus loin, car comme je l'expliquais, les données et les sauvegardes pointent sur le même espace disque (snapshot/CoW) !
Ce qui est pire que tout.
Tu as le moindre problème externe, tu as tout perdu.
Pour la corruption des données, je pense justement que mon approche est peut-être plus saine car je suis en RAID1 avec Btrfs, donc les corruptions de données peuvent être détectées et corrigées.
Un backup ne suppose rien de l’état de ton système justement.
Je ne connais que trop de gens qui se croyaient à l’abris avec du RAID1. Faire du RAID, c’est très compliqué à faire proprement.
Par exemple si tu mets 2 disques issus du même fabriquant avec des numéros de série relativement proche, il y a de très grandes chances que lors qu’un des disques sautera, la reconstruction achèvera le 2nd disque, qui aura grosso modo la même durée de vie.
Faire du RAID1 proprement, c’est acheter 2 disques de constructeurs différents, à 2 dates relativement éloignées (plusieurs mois, les composants physiques étant presque tous fabriqués au même endroit, quelque soit le fabriquant).
Sans parler que btrfs et RAID ne te protègeront pas d’un « rm -rf / » ou d’un dd foireux.
Le RAID, c’est comme les DCSM, ça n’est pas une solution de backup.
Ce qui ne serait pas le cas dans le cas d'une approche traditionnelle où j'ai simplement un disque contenant les données et un disque externe pour contenir la sauvegarde des données (parce que dans ce cas là les corruptions de données sont silencieuses).
Les corruptions de données ne sont pas silencieuses avec des backups.
Des backups, ça se teste régulièrement. L’état SMART des disques est à vérifier régulièrement. fsck à passer régulièrement.
Le fait de les avoir unmount/offline/offload protège aussi le matériel. Étant moins sollicités, la durée de vie des supports physiques est plus longue. Un disque qui passe 1 mois dans un coffre à la banque ne s’use pas, pas plus que celui posé sur mon étagère.
Et encore une fois, btrfs/raid ne te protège pas des « corruptions » logicielles (rm -rf, dd...)
[^] # Re: On en est encore là ?
Posté par Aeris (site web personnel) . En réponse au journal Gestion de versions et sauvegarde de données. Évalué à 3. Dernière modification le 17 juin 2017 à 20:34.
Tu ne protèges pas du tout de la même chose avec un DSCM et avec une sauvegarde.
Un DSCM ne protège ne protège que d’une corruption (à prendre au sens générale, ça peut être le matos, le système de fichiers, un dev qui a fuck...) interne du dépôt (un dev a fait un rm -rf des fichiers du dépôt). Ça ne protège pas des corruptions externes (un dev a fait un rm -rf du .git, un secteur défectueux empêche la lecture de méta-données...).
Tu peux par exemple te retrouver avec un dépôt git fucké avec plus aucune commande qui ne fonctionne à cause d’une corruption des données du dépôt.
Un backup va te protéger de ces corruptions externes justement.
Dit autrement, un DSCM permet de remonter à un instant T-X, un backup permet de garantir que si ça marchait à l’instant T, cet instant T refonctionnera à l’instant T+X une fois restauré (alors qu’un dépôt qui fonctionne à l’instant T peut être impossible à remettre dans l’état de l’instant T s’il est corrompu).
Ce qui est pire que tout.
Tu as le moindre problème externe, tu as tout perdu.
Un backup ne suppose rien de l’état de ton système justement.
Je ne connais que trop de gens qui se croyaient à l’abris avec du RAID1. Faire du RAID, c’est très compliqué à faire proprement.
Par exemple si tu mets 2 disques issus du même fabriquant avec des numéros de série relativement proche, il y a de très grandes chances que lors qu’un des disques sautera, la reconstruction achèvera le 2nd disque, qui aura grosso modo la même durée de vie.
Faire du RAID1 proprement, c’est acheter 2 disques de constructeurs différents, à 2 dates relativement éloignées (plusieurs mois, les composants physiques étant presque tous fabriqués au même endroit, quelque soit le fabriquant).
Sans parler que btrfs et RAID ne te protègeront pas d’un « rm -rf / » ou d’un dd foireux.
Le RAID, c’est comme les DCSM, ça n’est pas une solution de backup.
Les corruptions de données ne sont pas silencieuses avec des backups.
Des backups, ça se teste régulièrement. L’état SMART des disques est à vérifier régulièrement. fsck à passer régulièrement.
Le fait de les avoir unmount/offline/offload protège aussi le matériel. Étant moins sollicités, la durée de vie des supports physiques est plus longue. Un disque qui passe 1 mois dans un coffre à la banque ne s’use pas, pas plus que celui posé sur mon étagère.
Et encore une fois, btrfs/raid ne te protège pas des « corruptions » logicielles (rm -rf, dd...)