| Il me semble que ce point de vue, cette vision très tranchée (il faut une sauvegarde distante) est une approche qui est dépassée aujourd'hui.
C’est tout sauf dépasser.
Le problème de la « sauvegarde » locale, c’est qu’elle ne protège que de peu de choses. En fait de rien du tout généralement.
Si tes données sont au même endroit que tes « sauvegardes » (en tout cas sur le même disque physique), alors il y a un risque plus que non négligeable qu’en cas de corruption des données, ta « sauvegarde » le soit aussi. Sauf cas très particulier (backup sur un disque séparé, non monté ou en read-only seulement) ou erreur très ponctuelle et légère (un fichier supprimé par mégarde, un truc modifié qui n’aurait pas du l’être), en bref ce pour quoi existe la gestion de configuration (qui n’est donc pas une sauvegarde).
Un rm foireux, un disque qui claque sans crier gare, une mauvaise manip pour flasher une clef USB (que celui qui n’a jamais confondu deux /dev/sdx lors d’un dd lève la main) ou un cryptolocker qui passe, et c’est le drame à la fois pour les données et la « sauvegarde » locale. Ce n’est donc pas (en tout cas pour ma part) une sauvegarde viable, tout au plus un cache temporaire.
Une sauvegarde, c’est pour moi une copie des données dont la probabilité d’être impactée en cas de soucis sur les données d’origine est plus que très faible voire si possible nulle.
C’est donc a minima une copie sur un disque physiquement différent de celui des données. Non monté ou en read-only sauf période de backup s’il reste online.
Et même plutôt physiquement déconnecté de la machine des données sauf durant les phases de sauvegarde (disque USB par exemple).
Personnellement, je vais jusqu’à faire tourner chaque mois un des 2 disques de backups offline dans un coffre à la banque pour mes données très sensibles. En plus du disque de backup online présent dans la machine (démonté après chaque synchronisation et qui me sert d’image de base pour la synchro sur les disques offline).
Ça donne donc :
- backup quotidien sur disque online (purgé selon le motif 7 quotidiens, 4 hebdos, 12 mensuels, 10 annuels)
- backup hebdo du disque online sur le disque offline présent chez moi
- échange mensuel du disque offline chez moi avec celui offloadé
Je peux te dire que chaque morceau de ce pattern m’a sauvé les miches, et plus d’une fois.
- backup online : grosse merde sur le disque principal (rm -rf, dd foireux...)
- backup offline : HDD HS data + online (oui je suis un chat noir, mais c’est un scénario classique comme pour le cas du RAID, la resynchro risque de finir d’achever ton disque de backup qui était usé mais pas HS)
- backup offloadé : protection contre perqui ou saisie, cambriolage, incendie
[^] # Re: On en est encore là ?
Posté par Aeris (site web personnel) . En réponse au journal Gestion de versions et sauvegarde de données. Évalué à 1.
| Il me semble que ce point de vue, cette vision très tranchée (il faut une sauvegarde distante) est une approche qui est dépassée aujourd'hui.
C’est tout sauf dépasser.
Le problème de la « sauvegarde » locale, c’est qu’elle ne protège que de peu de choses. En fait de rien du tout généralement.
Si tes données sont au même endroit que tes « sauvegardes » (en tout cas sur le même disque physique), alors il y a un risque plus que non négligeable qu’en cas de corruption des données, ta « sauvegarde » le soit aussi. Sauf cas très particulier (backup sur un disque séparé, non monté ou en read-only seulement) ou erreur très ponctuelle et légère (un fichier supprimé par mégarde, un truc modifié qui n’aurait pas du l’être), en bref ce pour quoi existe la gestion de configuration (qui n’est donc pas une sauvegarde).
Un rm foireux, un disque qui claque sans crier gare, une mauvaise manip pour flasher une clef USB (que celui qui n’a jamais confondu deux /dev/sdx lors d’un dd lève la main) ou un cryptolocker qui passe, et c’est le drame à la fois pour les données et la « sauvegarde » locale. Ce n’est donc pas (en tout cas pour ma part) une sauvegarde viable, tout au plus un cache temporaire.
Une sauvegarde, c’est pour moi une copie des données dont la probabilité d’être impactée en cas de soucis sur les données d’origine est plus que très faible voire si possible nulle.
C’est donc a minima une copie sur un disque physiquement différent de celui des données. Non monté ou en read-only sauf période de backup s’il reste online.
Et même plutôt physiquement déconnecté de la machine des données sauf durant les phases de sauvegarde (disque USB par exemple).
Personnellement, je vais jusqu’à faire tourner chaque mois un des 2 disques de backups offline dans un coffre à la banque pour mes données très sensibles. En plus du disque de backup online présent dans la machine (démonté après chaque synchronisation et qui me sert d’image de base pour la synchro sur les disques offline).
Ça donne donc :
- backup quotidien sur disque online (purgé selon le motif 7 quotidiens, 4 hebdos, 12 mensuels, 10 annuels)
- backup hebdo du disque online sur le disque offline présent chez moi
- échange mensuel du disque offline chez moi avec celui offloadé
Je peux te dire que chaque morceau de ce pattern m’a sauvé les miches, et plus d’une fois.
- backup online : grosse merde sur le disque principal (rm -rf, dd foireux...)
- backup offline : HDD HS data + online (oui je suis un chat noir, mais c’est un scénario classique comme pour le cas du RAID, la resynchro risque de finir d’achever ton disque de backup qui était usé mais pas HS)
- backup offloadé : protection contre perqui ou saisie, cambriolage, incendie