Oui enfin, les exemples tirés de l'article me paraissent fumeuses.
Je suis d'accord que les exemples sont tout à fait discutables. Mais ils présentent l'intérêt de montrer qu'être « compatible avec les droits de l'Homme » implique bien souvent des considérations politiques plutôt que simplement juridiques.
Donc selon toi, tous les êtres humains ne doivent pas forcément bénéficier d'un minimum de droits communs à tous
Quels sont ces droits, selon toi ? Je l'ai déjà dit : les droits de l'Homme énoncent des absolus qui ne peuvent pas être pris au pied de la lettre. Bien sûr que la liberté d'expression et les autres « droits de l'Homme » doivent nous servir de principes. Mais les exceptions sont nombreuses et socialement acceptées. Par exemple, la peine de prison comme punition pour les crimes et délits graves est, dans l'absolu, une infraction massive aux droits de l'Homme du condamné.
C'est la partie contre pouvoir de la justice sur le législatif.
Mais quel est le contre-pouvoir qui s'oppose au pouvoir de la justice ? En France, les juges, bien que théoriquement indépendants, font partie de l'administration judiciaire (sans compter le parquet qui, lui, n'est pas indépendant). Il y a en dernier lieu un contrôle du politique sur le fonctionnement du système judiciaire (d'où l'existence d'un ministère associé).
Il peut arriver que les juges se mêlent un peu trop de politique. On trouve des exemples flagrants dans d'autres pays (par exemple récemment au Brésil). Donner un pouvoir exagéré à des juges n'est pas forcément plus sûr que donner un pouvoir exagéré à des gouvernants.
C'est pour éviter cela que le Conseil Constitutionnel, en France, n'est pas une Cour Suprême (ou, du moins, pas encore... avec les QPC, cela devient un peu flou). Il ne peut se prononcer, à l'origine, que lors du vote d'une loi, et seulement sur saisine d'un nombre suffisant de parlementaires. Le but est d'éviter qu'une instance non élue puisse avoir un pouvoir de censure exorbitant sur les décisions démocratiques.
[^] # Re: Orwell était un petit joueur.
Posté par Antoine . En réponse au journal L’État d’urgence permanent. Évalué à 0.
Je suis d'accord que les exemples sont tout à fait discutables. Mais ils présentent l'intérêt de montrer qu'être « compatible avec les droits de l'Homme » implique bien souvent des considérations politiques plutôt que simplement juridiques.
Quels sont ces droits, selon toi ? Je l'ai déjà dit : les droits de l'Homme énoncent des absolus qui ne peuvent pas être pris au pied de la lettre. Bien sûr que la liberté d'expression et les autres « droits de l'Homme » doivent nous servir de principes. Mais les exceptions sont nombreuses et socialement acceptées. Par exemple, la peine de prison comme punition pour les crimes et délits graves est, dans l'absolu, une infraction massive aux droits de l'Homme du condamné.
Mais quel est le contre-pouvoir qui s'oppose au pouvoir de la justice ? En France, les juges, bien que théoriquement indépendants, font partie de l'administration judiciaire (sans compter le parquet qui, lui, n'est pas indépendant). Il y a en dernier lieu un contrôle du politique sur le fonctionnement du système judiciaire (d'où l'existence d'un ministère associé).
Il peut arriver que les juges se mêlent un peu trop de politique. On trouve des exemples flagrants dans d'autres pays (par exemple récemment au Brésil). Donner un pouvoir exagéré à des juges n'est pas forcément plus sûr que donner un pouvoir exagéré à des gouvernants.
C'est pour éviter cela que le Conseil Constitutionnel, en France, n'est pas une Cour Suprême (ou, du moins, pas encore... avec les QPC, cela devient un peu flou). Il ne peut se prononcer, à l'origine, que lors du vote d'une loi, et seulement sur saisine d'un nombre suffisant de parlementaires. Le but est d'éviter qu'une instance non élue puisse avoir un pouvoir de censure exorbitant sur les décisions démocratiques.