• [^] # Re: Il y a un mais !

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Grammalecte, correcteur grammatical [2]. Évalué à 3.

    Des petites recherches ici et sur les classifications des verbes par des chercheurs en linguistique (je ne sais pas qui sont les grammairiens, les profs de français ? les puristes qui ont une vision normative de la langue ? les académiciens ?) qui travaillent à l'étude du français, montre la très grande diversité existante dans les regroupements des verbes à l'écrit (on pourrait discuter de l'oral aussi, mais ce n'est pas l'objet de Grammalecte).

    • On peut classer les verbes sur des critères sémantiques, j'imagine que ça permettrait de mieux gérer les prépositions qui suivent possiblement ou non un verbe, de même suggérer des erreurs, notamment aux apprenants du français.
    • On peut classer les verbes sur des critères morphologiques (la conjugaison), ce qu'on fait lorsqu'on parle des trois groupes de verbes. Bah, si on a recenser l'intégralité des 7000 et quelques verbes officiels du français, ça peut être utile. Après, y a toujours le problème de la créativité et des néologismes, mais un coup de dictionnaire dynamique et hop hop.
    • On peut classer les verbes sur des critères étymologiques (comme le classement en quatre groupes de verbe). D'un point de vue grammatical, je ne vois pas trop l'intérêt, mais pour l'analyse du discours, pourquoi pas. Antidote le fait d'ailleurs.
    • On peut classer les verbes sur des critères syntaxiques. Bo, j'aime pas les approches syntaxiques, les linguistiques ayant des approches grammatico-logiques ne font que ça. Cette approche peut sûrement aussi filtrer facilement un certain nombre d'erreurs, mais pour faire des trucs complexes, il faut un étiquetage complexe.
    • On peut faire du bourrinage en n-grams et liste blanche, ça c'est une approche qui serait marrante à tester en se basant sur les corpus massifs du français. Ca serait un peu normatif à priori, vu que les tournures qui ne seraient pas dans le corpus serait considérées comme erronées, mais combiné avec d'autres approches grammaticales, on pourrait éviter de nombreux positifs-faux et faux-positifs.

    Après, en faisant plusieurs passes, on doit pouvoir mélanger les résultats pour arriver à quelque chose de sympa.