On n’est déjà pas d’accord ça. Les radicaux du 1er sont souvent modifiés. Sinon je n’aurais pas eu besoin d’autant de règles pour gérer ça.
C'est effectivement là que nous ne sommes pas d'accord : il ne s'agit pas là pour moi de ce que j'entendais par altération du radical.
Dans tes exemples, on trouve d'abord les verbes en « -ger » et « -cer » qui n'altère pas le radical mais rajoute un « e » entre le « g » et le « a » ou le « o » de la terminaison pour conserver le phonème « ge » dans le premier cas, et transforme le « c » en « ç » pour conserver le phonème « ce » dans le second. Ces deux situations relèvent de l'orthographe lexicale et de la correspondance grapho-phonique de ces deux consonnes selon la voyelle qui les suit (cf p.14 du programme de primaire).
Pour d'autres cas, le radical n'est pas altéré : sa voyelle « e » subie différentes accentuations, mais c'est toujours la même voyelle et le même radical. Ce qu'il y a, avec l'accentuation de cette voyelle, c'est qu'elle peut se signifier aussi bien par un accent graphique que par un doublement de la consonne qui la suit dans le cas de l'accent aigu et des consonnes « l » et « t » (on écrit, par exemple, « elle » et non « éle »). Là ce sont, à nouveau, certaines règles étranges de la correspondance graphico-phonique qui sont à l'origine de cette subdivison du premier groupe.
Enfin il reste le cas des verbes en « -oyer » pour lesquelles le recours au « y » dans la graphie intervient pour la liaison phonétique entre les phonèmes « oi » et « er » (comme pour « noyais ») mais qui est substitué par un « i » lorsque la liaison n'est pas nécessaire (comme pour « noierait »). Connaissant peu l'histoire de notre langue, je ne saurai dire d'où vient un tel usage du « y ».
En revanche, le verbe « aller » subit une totale altération du radical. Otachron en a donné la raison : il emprunte trois radicaux distincts issus de trois verbes latins différents (WTF !). Pour le cas des verbes « renvoyer » et « envoyer », je n'ai aucune idée de la raison de la disparition du phonème « oi » dans son radical à certain temps contrairement au verbe comme « noyer ».
On pourrait toujours rajouter un quatrième groupe des verbes tordus, seuls de leur espèce, plutôt que de les ranger dans le troisième groupe, mais le seul rapport que je leur vois avec les autres verbes du premier groupe reste leur terminaison en « -er » et non les principes de leur conjugaison.
Bref, comme je l’ai dit, en grammaire, l’unanimité n’a pas encore été trouvée.
Il y a peu de chance qu'elle le soit un jour. Quand notre langue sera morte ?
Pour le reste, ce n'est pas d'une grande importance (quoique ?); j'aurais pas mal de choses à dire mais je n'ai pas le temps d'écrire un long commentaire. Pour faire court, l'analyse lexical et les informations du dictionnaire permettent de passer de la phrase :
le chat mange la souris
à une situation du genre :
(le : art. m. sg.) (chat : nm. sg.) (mange : vb. tr.) (la : art. f. sg.) (souris : nf. sg.)
dans laquelle chaque mot reçoit son type grammatical (ou ses types possibles en cas d'homonymie), et ensuite les règles de la grammaire française permettent de montrer que la construction syntaxique est grammaticalement correcte et a le type d'une phrase. C'est dans cette phase qu'interviennent les problématiques algorithmiques liées à l'inférence et à la vérification de type.
Traiter cette phase à la manière des compilateurs permettrait, par exemple, dans le cas d'une telle phrase :
les moldus et les cracmols ne maîtrisent pas l'art de la legilimancie
d'inférer que les mots « moldu », « cracmol » et « legilimancie » doivent être des noms communs quand bien même ils ne se trouveraient pas dans le dictionnaire (raisonnement que tout lecteur de cette phrase, connaissant la grammaire française, fait de lui-même). Ce qui pourrait offrir la possibilité de suggérer l'ajout de ces mots avec ces catégories au dictionnaire, quand l'ajout de mot sera possible. ;-)
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Il y a un mais !
Posté par kantien . En réponse à la dépêche Grammalecte, correcteur grammatical [2]. Évalué à 6.
C'est effectivement là que nous ne sommes pas d'accord : il ne s'agit pas là pour moi de ce que j'entendais par altération du radical.
Dans tes exemples, on trouve d'abord les verbes en « -ger » et « -cer » qui n'altère pas le radical mais rajoute un « e » entre le « g » et le « a » ou le « o » de la terminaison pour conserver le phonème « ge » dans le premier cas, et transforme le « c » en « ç » pour conserver le phonème « ce » dans le second. Ces deux situations relèvent de l'orthographe lexicale et de la correspondance grapho-phonique de ces deux consonnes selon la voyelle qui les suit (cf p.14 du programme de primaire).
Pour d'autres cas, le radical n'est pas altéré : sa voyelle « e » subie différentes accentuations, mais c'est toujours la même voyelle et le même radical. Ce qu'il y a, avec l'accentuation de cette voyelle, c'est qu'elle peut se signifier aussi bien par un accent graphique que par un doublement de la consonne qui la suit dans le cas de l'accent aigu et des consonnes « l » et « t » (on écrit, par exemple, « elle » et non « éle »). Là ce sont, à nouveau, certaines règles étranges de la correspondance graphico-phonique qui sont à l'origine de cette subdivison du premier groupe.
Enfin il reste le cas des verbes en « -oyer » pour lesquelles le recours au « y » dans la graphie intervient pour la liaison phonétique entre les phonèmes « oi » et « er » (comme pour « noyais ») mais qui est substitué par un « i » lorsque la liaison n'est pas nécessaire (comme pour « noierait »). Connaissant peu l'histoire de notre langue, je ne saurai dire d'où vient un tel usage du « y ».
En revanche, le verbe « aller » subit une totale altération du radical. Otachron en a donné la raison : il emprunte trois radicaux distincts issus de trois verbes latins différents (WTF !). Pour le cas des verbes « renvoyer » et « envoyer », je n'ai aucune idée de la raison de la disparition du phonème « oi » dans son radical à certain temps contrairement au verbe comme « noyer ».
On pourrait toujours rajouter un quatrième groupe des verbes tordus, seuls de leur espèce, plutôt que de les ranger dans le troisième groupe, mais le seul rapport que je leur vois avec les autres verbes du premier groupe reste leur terminaison en « -er » et non les principes de leur conjugaison.
Il y a peu de chance qu'elle le soit un jour. Quand notre langue sera morte ?
Pour le reste, ce n'est pas d'une grande importance (quoique ?); j'aurais pas mal de choses à dire mais je n'ai pas le temps d'écrire un long commentaire. Pour faire court, l'analyse lexical et les informations du dictionnaire permettent de passer de la phrase :
à une situation du genre :
dans laquelle chaque mot reçoit son type grammatical (ou ses types possibles en cas d'homonymie), et ensuite les règles de la grammaire française permettent de montrer que la construction syntaxique est grammaticalement correcte et a le type d'une phrase. C'est dans cette phase qu'interviennent les problématiques algorithmiques liées à l'inférence et à la vérification de type.
Traiter cette phase à la manière des compilateurs permettrait, par exemple, dans le cas d'une telle phrase :
d'inférer que les mots « moldu », « cracmol » et « legilimancie » doivent être des noms communs quand bien même ils ne se trouveraient pas dans le dictionnaire (raisonnement que tout lecteur de cette phrase, connaissant la grammaire française, fait de lui-même). Ce qui pourrait offrir la possibilité de suggérer l'ajout de ces mots avec ces catégories au dictionnaire, quand l'ajout de mot sera possible. ;-)
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.