• [^] # Re: Il y a un mais !

    Posté par . En réponse à la dépêche Grammalecte, correcteur grammatical [2]. Évalué à 7.

    le premier groupe : verbe dont l'infinitif est en « er » dont (:-P1) le radical ne subit pas d'altération lors de sa conjugaison

    On n’est déjà pas d’accord ça. Les radicaux du 1er sont souvent modifiés. Sinon je n’aurais pas eu besoin d’autant de règles pour gérer ça.
    La réforme de 1990 elle-même opère des transformations sur ces radicaux, un changement de la norme d’accentuation. Par exemple: célébrerais devient célèbrerait: https://fr.wiktionary.org/wiki/c%C3%A9l%C3%A9brerait
    Même sans la réforme, plein de verbes fonctionnent ainsi: peler devient pèle, semer devient sème, etc.
    La transformation d’un c en ç, d’un y en i, c’est aussi une modification du radical.

    Vous ne me croyez apparemment pas. Donc voici les verbes irréguliers en -er selon le Robert:
    Verbes irréguliers en -er selon Le Robert

    Ils ont aussi décidé d’y mettre les verbes qui engendrent des sonorités inhabituelles, comme épier, à cause des formes comme épiions. C’est plus discutable, mais ce n’est pas le sujet.

    Par ailleurs, le Bescherelle, le Larousse et bien d’autres (ici, ici, ici, ici, ici) considèrent envoyer comme un verbe du premier groupe.

    Bref, comme je l’ai dit, en grammaire, l’unanimité n’a pas encore été trouvée.

    les expressions régulières sont fort utiles pour de l'analyse lexicale, le choix de construire un moteur entier d'analyse grammaticale autour des expressions régulières est déjà, en soi, une option discutable2.

    Ce qui est discutable, ce n’est pas de bâtir autour d’expressions régulières. Ce qui est discutable, c’est de ne se baser que sur ça. J’en conviens, mais je suis parti d’une base existante qui avait fait ce choix, et il y a aussi des avantages. Je finirai par utiliser une autre approche, sans abandonner la première.
    Car la tokenisation pose des tas de problèmes, tellement que LanguageTool a suivi il y a peu le chemin de Grammalecte en faisant de la reconnaissance d’erreurs par expressions régulières, mais je crois que c’est beaucoup limité que ce que je peux faire. Je me souviens par exemple que jusqu’à récemment, LT ne pouvait pas examiner des formes comme "pouvait-vous". Je ne sais pas si le problème a été résolu.

    tu te fondes sur un tel choix pour justifier ta classification des verbes alors là je ne peux absolument plus te suivre

    J’ai déjà dit que j’avais fait ce choix avant de concevoir le correcteur. Mais je l’ai effectivement confirmé pour des raisons pratiques. J’ai deux raisons de suivre cette logique, pas une seule.