doit-on en déduire que si quelque chose est délibéré alors forcément ce n'est pas une erreur ?
Heureusement qu’on ne parle pas de maths. J’aurais forcément tort. :)
Cette discussion m’a poussé à fouiller ma mémoire, et j’ai vérifié mes archives. Et dans celles-ci j’ai retrouvé dans un CD de 2009 les premiers fichiers de genèse du dictionnaire qui ont été conçus de 2008. À l’époque, j’avais déjà étiqueté "aller" comme un verbe du premier groupe. La décision est donc antérieure à l’existence de Grammalecte.
Mais pourquoi donc? Pour autant que je sache, la classification de "aller" est arbitraire, basée sur le fait qu’il est irrégulier.
Or, quand j’ai écrit les règles de conjugaison de tous les verbes du français (ça m’a pris des mois), rien ne m’a fait autant pester que les verbes du premier groupe, dont la régularité est une vue l’esprit, complètement infirmée par les faits. Le premier groupe est rempli d’irrégularités. Pour preuve, le nombre de lignes nécessaires pour la conjugaison des verbes par groupe:
— 1er groupe: 5349 lignes,
— 2e groupe: 393 lignes,
— 3e groupe: 4728 lignes.
Ces chiffres sont un peu approximatifs, parce qu’il y a quelques commentaires et des lignes vides, mais l’ordre d’idée est correct. Bref, il n’y a que le 2e groupe qui est régulier.
"Aller" a plus de similitudes avec les verbes du premier groupe qu’avec ceux du troisième, où il est le seul de sa catégorie. C’est pourquoi il m’a semblé bien plus cohérent de le mettre dans le premier groupe.
Jusqu’à présent, je n’ai pas trouvé de sources fiables sur la classification des verbes, juste des gens qui répètent ce qu’ils ont entendu ou lu. Mais pourquoi, est-ce ainsi? Je ne sais pas. (Si vous avez des sources, je suis preneur.)
Enfin, la classification des verbes n’a aucune incidence sur la grammaire et n’indique rien sur leur usage.
C’est pourquoi, en 2010, quand j’ai commencé le correcteur grammatical, je me suis à nouveau posé la question du choix de mettre "aller" dans le premier groupe, et ça m’a paru cohérent et logique de confirmer le choix initial.
[^] # Re: Il y a un mais !
Posté par Olivier . En réponse à la dépêche Grammalecte, correcteur grammatical [2]. Évalué à 7.
Heureusement qu’on ne parle pas de maths. J’aurais forcément tort. :)
Cette discussion m’a poussé à fouiller ma mémoire, et j’ai vérifié mes archives. Et dans celles-ci j’ai retrouvé dans un CD de 2009 les premiers fichiers de genèse du dictionnaire qui ont été conçus de 2008. À l’époque, j’avais déjà étiqueté "aller" comme un verbe du premier groupe. La décision est donc antérieure à l’existence de Grammalecte.
Mais pourquoi donc? Pour autant que je sache, la classification de "aller" est arbitraire, basée sur le fait qu’il est irrégulier.
Or, quand j’ai écrit les règles de conjugaison de tous les verbes du français (ça m’a pris des mois), rien ne m’a fait autant pester que les verbes du premier groupe, dont la régularité est une vue l’esprit, complètement infirmée par les faits. Le premier groupe est rempli d’irrégularités. Pour preuve, le nombre de lignes nécessaires pour la conjugaison des verbes par groupe:
— 1er groupe: 5349 lignes,
— 2e groupe: 393 lignes,
— 3e groupe: 4728 lignes.
Ces chiffres sont un peu approximatifs, parce qu’il y a quelques commentaires et des lignes vides, mais l’ordre d’idée est correct. Bref, il n’y a que le 2e groupe qui est régulier.
"Aller" a plus de similitudes avec les verbes du premier groupe qu’avec ceux du troisième, où il est le seul de sa catégorie. C’est pourquoi il m’a semblé bien plus cohérent de le mettre dans le premier groupe.
Jusqu’à présent, je n’ai pas trouvé de sources fiables sur la classification des verbes, juste des gens qui répètent ce qu’ils ont entendu ou lu. Mais pourquoi, est-ce ainsi? Je ne sais pas. (Si vous avez des sources, je suis preneur.)
Enfin, la classification des verbes n’a aucune incidence sur la grammaire et n’indique rien sur leur usage.
C’est pourquoi, en 2010, quand j’ai commencé le correcteur grammatical, je me suis à nouveau posé la question du choix de mettre "aller" dans le premier groupe, et ça m’a paru cohérent et logique de confirmer le choix initial.