Posté par Kerro .
En réponse au journal Intuition.
Évalué à 3.
la cause et la conséquence sont directes, pas indirectes
Dans l'immense majorité des cas, il n'y a aucune conséquence pour le témoin.
Tu apprends qu'un collègue de travail que tu ne côtoies pas à son fils qui vient de mourir, cela n'a strictement aucune conséquence pour toi (autre que dans ton cerveau). Tu passes à côté d'un accident de la route et tu vois des morceaux autour d'un poteau, toujours zéro conséquence pour toi. Tu vois une vidéo d'une vieille femme qui se fait tabasser, encore zéro conséquence.
La plupart d'entre nous sont touchés par cela, alors qu'on sait qu'il y a 10 morts par jour sur les routes de France et ça ne pose de problème à (quasi) personne. Loin des yeux, loin du cœur.
Donc pourquoi enfoncer ceux qui ne sont pas sensibles d'une manière visible ? Ça veut dire que les personnes qui montrent leur empathie sont meilleures que les autres ?
Dans mon cas par exemple, j'exprime généralement mon empathie uniquement à la personne « victime ». Donc un suicide je ne vais même pas lever un sourcil (et au final ça change zéro), la seule personne à qui mon empathie aurait éventuellement pu servir n'est plus en mesure d'en profiter.
Et puis ça veut dire que TON empathie est la bonne. Toujours dans mon cas je suis très sensible aux injustices. La plupart des gens n'y sont que très peu sensibles. Je suis un meilleur humain qu'eux ? Les autres sont des salauds ?
On peut pousser plus loin avec une sorte de concept de périmètre d'empathie. On s'arrête à quel degré ? Au premier degré de connaissance (témoin direct), ou au second (je connais un témoin), ou au troisième (je connais une personne qui connaît un témoin), etc. Plus on est empathique à un degré élevé, plus on est un bon humain ? On en revient à « il y a 2 morts par seconde sur terre », celui qui est hyper empathique n'en sort plus, mais c'est un meilleur humain que les autres. Bof.
[^] # Re: Cynisme
Posté par Kerro . En réponse au journal Intuition. Évalué à 3.
Dans l'immense majorité des cas, il n'y a aucune conséquence pour le témoin.
Tu apprends qu'un collègue de travail que tu ne côtoies pas à son fils qui vient de mourir, cela n'a strictement aucune conséquence pour toi (autre que dans ton cerveau). Tu passes à côté d'un accident de la route et tu vois des morceaux autour d'un poteau, toujours zéro conséquence pour toi. Tu vois une vidéo d'une vieille femme qui se fait tabasser, encore zéro conséquence.
La plupart d'entre nous sont touchés par cela, alors qu'on sait qu'il y a 10 morts par jour sur les routes de France et ça ne pose de problème à (quasi) personne. Loin des yeux, loin du cœur.
Donc pourquoi enfoncer ceux qui ne sont pas sensibles d'une manière visible ? Ça veut dire que les personnes qui montrent leur empathie sont meilleures que les autres ?
Dans mon cas par exemple, j'exprime généralement mon empathie uniquement à la personne « victime ». Donc un suicide je ne vais même pas lever un sourcil (et au final ça change zéro), la seule personne à qui mon empathie aurait éventuellement pu servir n'est plus en mesure d'en profiter.
Et puis ça veut dire que TON empathie est la bonne. Toujours dans mon cas je suis très sensible aux injustices. La plupart des gens n'y sont que très peu sensibles. Je suis un meilleur humain qu'eux ? Les autres sont des salauds ?
On peut pousser plus loin avec une sorte de concept de périmètre d'empathie. On s'arrête à quel degré ? Au premier degré de connaissance (témoin direct), ou au second (je connais un témoin), ou au troisième (je connais une personne qui connaît un témoin), etc. Plus on est empathique à un degré élevé, plus on est un bon humain ? On en revient à « il y a 2 morts par seconde sur terre », celui qui est hyper empathique n'en sort plus, mais c'est un meilleur humain que les autres. Bof.