• [^] # Re: Aux confins de l'extrême...

    Posté par . En réponse à la dépêche Sortie de Replicant 6.0. Évalué à -1.

    ton attitude me rappelle furieusement (et ironiquement) les Libristes "durs" aux débuts de Linux

    J'ai 22 ans et j'ai très peu lu ce qui s'écrivait à l'époque, donc je ne pourrais pas juger. Il est néanmoins assez évident que je fais partie de "la" ligne "dure" du "mouvement du logiciel libre".

    dis-moi ce qui ne marche pas, je te répondrai que c'est pas grave, que je n'en ai pas besoin

    Effectivement, l'humanité a très bien vécu sans ordinateur, donc l'informatique est du confort. Certes, il devient de plus en plus dur de sans passer (dans les sociétés dites "développées"), il faut donc nuancer, légèrement. En effet, rares sont les cas (dans l'usage actuel) où ce n'est pas du confort, ou qu'il serait extrêmement plus dur de faire sans et indispensable (ou presque) de faire. Certes il y a les habitudes, le mode de vie, qui peuvent être très durs à imaginer autrement et encore plus dur de changer, mais la difficulté me parait bien souvent pas physique, ni même sociétal (que tel mode de vie amène à une exclusion sociale), mais mentale.

    https://framasphere.org/p/2270450

    Installer NoScript est très facile, en assumer le coût en terme de confort est autre chose. Mais on ne ressent pas le coût si on n'est pas habitué à un système autorisant le JavaScript par défaut. (On peut en dire de même pour Request Policy.) C’est d’ailleurs une des conclusions importantes que je tire de ma libération en grande partie accomplie (il y a bien longtemps j’utilisais Windows, avec GMail comme boite email principale, le Google Play Store, etc), il est bien plus facile de résister à une tentation que de se défaire d’une habitude, mieux vaut être attentif à tout ce que l’on pourrait considérer comme mauvais et ne pas l’adopter, cela évite de faire des "efforts délirants" pour se désembourber. J’imagine que c’est comme cela que Richard Stallman a résisté par les faits, contrairement à plein d’autres (même très engagés) qui ont cédé sur certains points (téléphone portable, Twitter, etc), et c’est une des raisons pour lesquelles je l’admire beaucoup.

    Le confort apporté par le numérique devrait il être accepté même au détriment des libertés fondamentales (qui dans ma vision n'incluent pas la propriété lucrative des moyens de production) et leurs conditions de possibilité (comme la vie privée) ? Je ne le pense pas.