• [^] # Re: Première historique..

    Posté par . En réponse au journal MacronLeaks est tombé dans le pot de miel tendu par En Marche!. Évalué à -1. Dernière modification le 11 mai 2017 à 15:10.

    Faut bien avouer qu’elle a été d’une nullité crasse lors du débat avec Macron, alors même que ce dernier fut loin d’être remarquable et a enchaîné les mensonges. La déception de la voir aussi mauvaise fut probablement à la hauteur des attentes de la voir défoncer du Macron – ce qui aurait du être une formalité –, et je crois d’ailleurs me souvenir que les sondages avant le débat donnaient Marine le Pen gagnante (du débat) à 70 %, elle-même se l’était raconté via tweet interposé.

    Marine le Pen trop confiante en elle

    Au final, c’est à se demander si, comme son père et ses blagues – parfois certes amusantes et décalées, mais indignes d’un candidat à la présidentielle, et surtout toujours placées là où elles lui faisaient le plus de tort –, elle ne préfère pas saborder ses chances de l’emporter lorsqu’elles sont trop élevées...

    Soit parce que le parti aurait vraiment été utilisé par le Système jusque-là pour asseoir une domination sur les 40 dernières années, soit parce qu’il était plus rentable pour ses finances de ne surtout pas se retrouver aux responsabilités et y faire preuve de l’inaptitude dont le Système l’accusait (tandis que lui n’était pas avare en inaptes, il n’y a qu’à voir où l’on en est), et qui lui aurait été fatale.

    Ou peut-être un peu un mélange des deux, ainsi qu’un peu de stress, d’une trop grande confiance en soi, d’une mauvaise préparation, d’une absence d’oreillette ou autre.

    Ce que je constate comme toi, c’est que la base gronde très fort, c’est rapide de s’en rendre compte en lisant les commentaires un peu partout qui analysent les résultats de 10 ans de dédiabolisation sous le prisme de ces élections.

    Le FN partait avec un contexte très nettement favorable (attentats, rejet marqué de l’immigration, situation économique très mauvaise, émeutes, Parti Socialiste totalement grillé, droite en déconfiture, etc.) qui aurait du lui permettre de faire un drop à 35 % au minimum au premier tour, et entre 40 et 45 % mini au second tour. La réalité, on la connaît tous : une campagne totalement effacée, un débat dans la ligne « Philippot » totalement raté (qui a réussi l’exploit de ne pas ratisser à gauche, tout en faisant fi de l’électorat de droite), et 21 % au premier tour suivi de 34 % au second malgré des alliances.

    BREUM

    BREUM

    À la vue des reports de voix, et en analysant objectivement le débat et les programmes, il paraît évident les noms « Front National » et « Le Pen » ont agit comme des repoussoirs. Aussi beaucoup de voix bruyantes réclament la (re)fondation d’un nouveau parti patriote, sans les étiquettes « Front National » ni « Le Pen » (d’où la probable démission de la nièce, bien plus intelligente que la tante, et qui a compris que c’était dans l’intérêt des idées qu’elle défendait), et qui se débarrasse des idées de Philippot (sortie de l'€ trop mise en avant, surtout lors du débat où cela n’était absolument pas nécessaire, etc.).

    Une chose est sûre, le PS a formidablement manœuvré en coulisses.

    Tout d’abord en ayant compris qu’il était désormais illusoire d’espérer encore fédérer des gauches sectaristes, aucune ne souhaitant faire d’alliance et diluer son propre poids, et ensuite en ayant conscience que le rejet populaire les concernant était total, et qu’une dérouillée méritée allait s’ensuivre.

    Ils ont alors imaginé créer un nouveau parti de toutes pièces, un parti qui allait ratisser large pour ramener à lui le maximum de gens, quitte à ce que son meneur dise tout et son contraire, parfois dans la même phrase (attention sélective).

    Quand François Hollande divulguait sa « stratégie politique » derrière Macron

    Un candidat pour qui toute la puissance de feu de la Propagandastaffel médiatique (complice) allait faire feu de manière coordonnée.

    Macron en une de tous les journaux de propagande

    Il fallait aussi donner l’impression que ce parti n’était adossé à aucune autre formation politique pour que ce ne soit pas un frein au ralliement. Il ne fallait aussi pas divulguer un programme, car il aurait pu être trop clivant ou faire fuir une partie des rameutés. Il ne fallait aussi pas laisser paraître la ficelle bien grosse des liens intimes avec le PS. Il fallait aussi mettre hors-jeu ou réduire la concurrence.

    Alors le PS a laissé se dérouler la pièce de théâtre en interne, et tandis que les adhérents choisissaient Benoît Hamon, le PS allait l’utiliser comme défouloir pour canaliser la rage de tous les déçus de 5 ans de hollandisme, mais aussi afin de cannibaliser l’électorat d’un Mélenchon jugé bien trop haut, tandis qu’en coulisses leur véritable candidat, c’était Macron...

    Faire monter le flan(bis) d’un côté n’était pas suffisant pour avoir de grandes chances de l’emporter au premier tour, il a fallu également instrumentaliser l’appareil judiciaire et ses fuites sur les instructions en cours, ainsi que le Parlement européen, afin de taper sur les candidats de droite et faire fondre leur électorat (mais en conservant Marine le Pen au second tour, tant qu’à faire), tout en ménageant et/ou en passant sous silence médiatique les turpitudes du leur.

    Parler du #PénéloppeGate en feignant d’ignorer qu’une grosse partie des députés – même de gauche – faisait pareil ou pire.

    Parler des costards offerts, sans vraiment s’interroger ni sur la déclaration de patrimoine vraisemblablement douteuse, ni sur le financement de sa campagne, d’un candidat sorti de nul part et qui de surcroît malgré une gestion désastreuse de son propre patrimoine, a pu obtenir des prêts colossaux afin de faire campagne, là où des partis établis de longue date, et offrant toutes les garanties de remboursement, eux n’y arrivent pas ou difficilement.

    Parler de l’affaire des assistants parlementaires européens, toujours en omettant de préciser que c’est une [pratique répandue qui touche toutes les formations politique, et sans parler du #BayrouGate dans le camp du poulain. Ne surtout pas évoquer la trahison économique de ce dernier, avec la vente d’Alstom à General Electrics, qui dépouille la France de plusieurs milliards d'€ (on est loin des quelques millions des autres).

    Ne jamais mettre en avant l’inaptitude du poulain, qui n’est par exemple pas foutu de comprendre une phrase à peine élaborée, et pourtant écrite par son équipe de campagne. C’est dommage, ils nous ont privé de grands moments d’humour qui auraient probablement bien plus œuvré à rendre le candidat sympathique que de masquer ses mensonges (ouais, j’ai que ça comme lien, et je m’en fous, je ne suis pas sectaire).

    Au final, la manipulation En Marche « c'est maintenant » aura réussi l’exploit de siphonner les voix de gauche suffisamment pour les faire disparaître, ou au moins les rendre inaudibles, et même à pomper davantage à droite – que ce soit l’aile gauche ou les gamellards – que Marine le Pen n’y est parvenue.

    Les gens voulaient du changement et du renouvellement, et ils sont partis pour 5 années supplémentaires de hollandismen – avec tous les éléphants qui rejoignent ou vont rejoindre la marche –, le trublion étant d’autant plus persuadé de sa légitimité à ordonnancer qu’il considère que les 66,06 % dont il a symboliquement été affublé était la démonstration d’un large, inconditionnel et incontestable soutien.

    Pas forcément du Peuple, le soutien, mais plutôt de ceux à qui s’adressaient le clin d’œil symbolique d’un cadrage judicieux d’un Emmanuel Macron les bras tendus, sous l’œil bienveillant de la Pyramide du Louvre. Mais bon, il paraît que ce n'est qu’une illusion d'optique dont ne sont victimes que les complotistes, d’après la même presse qui a porté Macron (1, 2, 3). :D

    Symbolique de Macron à la Pyramide du Louvre

    En attendant, les comptes privés Facebook d’une trentaine d’administrateurs de pages pro-FN, anti-Système ou anti-UE, qui avaient des dizaines voire des centaines de milliers d’abonnés, ont simultanément et définitivement bloqués (ou supprimés) quelques jours avant le second tour, et ne pourront plus être mises à jour à l’avenir (car les blocages sont définitifs), tout cela semble-t-il sur décision gouvernementale. Et ça ne fait réagir personne...

    État d'urgence, lois sécuritaires, atteintes à la liberté d'expression, manipulations et propagande éhontées, ... Il n’est pas beau, ce monde socialiste que nous construit la gauche ?