Il ne faut pas oublier les pouvoirs constitutionnellement réservés au président et ne pas oublier que le président est irresponsable devant les assemblées alors qu'il a le pouvoir de dissolution.
Le pouvoir de dissolution n'est pas magique. On l'a vu en 1997.
La dissolution est un risque pour le président, si les politiques et le peuplent n'approuvent pas ce choix, la cohabitation aura lieu et le président pourra aller se faire voir. Chirac n'a pas pu faire grand chose lors de son premier mandat, c'est Jospin qui avait l'initiative.
Et si le peuple donne raison au président en donnant une majorité en faveur du président, c'est que le peuple l'a voulu, ce n'est donc pas une dictature.
Et si le parlement l'emmerde trop et qu'il ne veux pas dissoudre il pourra toujours avoir recours aux pouvoirs exceptionnels prévus par l'article 16.
Les pouvoirs exceptionnels ne peuvent pas être accordés par le simple fait que le Parlement n'est pas sympa avec lui. Déjà parce que cela ne colle pas avec la Constitution, et que de toute façon cet article 16 nécessite un accord parlementaire.
Bref, oui notre président a des pouvoirs, mais il y a beaucoup de contre pouvoirs. Et en cas de cohabitation cela se voit, le président se résume à un chef des armées et à un diplomate. Après le Parlement, ou le gouvernement, peuvent lui en accorder plus (quand c'est le chef de file de leur parti politique) mais constitutionnellement, cela ne repose sur rien. C'est très fragile comme pouvoir.
[^] # Re: Ça devient lourd
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Un président néo-libéral est-il moins pire qu'une présidente xénophobe ?. Évalué à 2.
Le pouvoir de dissolution n'est pas magique. On l'a vu en 1997.
La dissolution est un risque pour le président, si les politiques et le peuplent n'approuvent pas ce choix, la cohabitation aura lieu et le président pourra aller se faire voir. Chirac n'a pas pu faire grand chose lors de son premier mandat, c'est Jospin qui avait l'initiative.
Et si le peuple donne raison au président en donnant une majorité en faveur du président, c'est que le peuple l'a voulu, ce n'est donc pas une dictature.
Les pouvoirs exceptionnels ne peuvent pas être accordés par le simple fait que le Parlement n'est pas sympa avec lui. Déjà parce que cela ne colle pas avec la Constitution, et que de toute façon cet article 16 nécessite un accord parlementaire.
Bref, oui notre président a des pouvoirs, mais il y a beaucoup de contre pouvoirs. Et en cas de cohabitation cela se voit, le président se résume à un chef des armées et à un diplomate. Après le Parlement, ou le gouvernement, peuvent lui en accorder plus (quand c'est le chef de file de leur parti politique) mais constitutionnellement, cela ne repose sur rien. C'est très fragile comme pouvoir.