• [^] # Re: Déja discuté

    Posté par . En réponse au journal Comment se faire forcer la main par les impôts. Évalué à 5.

    Ah oui c'est la faute de l'état si tu as cru que ton brut c'est OK de le dépenser en écran plasma.

    À la décharge des détracteurs du SEPA (oui, je sais, je fais les questions, les réponses, les thèses et les antithèses), il y a tellement de temps entre la notification des impots (et le mandat SEPA) et le prélèvement réel qu'on peut oublier la date exacte (autrement dit, on sait bien à peu près quel mois ça peut tomber, mais si on n'est pas tous les jours à surveiller son compte, il suffit que le prélèvement passe pile entre le crédit immo et le salaire pour que ça coince, ça m'est arrivé pour les impôts locaux). Cependant, je n'ai jamais mis ça sur le dos de l'État, puisque c'est entièrement de ma faute ; l'État m'annonce 3 mois à l'avance la date de prélèvement, si je l'oublie je ne vais pas non plus les accuser, faut pas déconner. Mais c'est pas pratique pour les gens mal organisés.

    L'autre raison valable qui a été soulevée la dernière fois est qu'il est possible de ne pas payer la totalité de ses impôts si on pense que le montant est surévalué. Avec le mandat SEPA, les démarches devront se faire avant le payement, et pas après. En fait si, ça peut être fait après, mais il faudra avancer la différence. Honnêtement, ça ne me parait pas être une raison super-valable pour dénoncer le système de prélèvement, mais on perd un peu en flexibilité.

    Mais bon, je pense qu'il devrait être évident pour tout le monde qu'il est assez ridicule de payer des milliers d'agents qui vont toute la journée ouvrir des enveloppes et saisir des coordonnées bancaires ou faire des piles de chèques, alors que le processus est parfaitement automatisable. Même si ça prend moins d'une heure par contribuable (sans compter donc la gestion des impayés, ratures, erreurs de montant ou d'ordres sur les chèques, etc), ça fait quand même quelque chose comme une dizaine d'euros, soit de l'ordre de 1% des impôts sur le revenu, et 2% des taxes d'habitation/taxes foncières, de purs frais de gestion totalement évitables (quand on voit que dans le privé, le traitement d'une facture papier est de l'ordre de 14,ドル dans le public c'est probablement le double—pas de troll, c'est surtoût dû à des contraintes administratives plus importantes, à un manque d'investissement, et un management déplorable).