• [^] # Re: Shuttleworth à propos de Mir

    Posté par . En réponse à la dépêche Ubuntu abandonne Unity, Mir et le mobile !. Évalué à 5.

    Mouais, le mec prétend découvrir comment ça marche seulement maintenant... Ça fait quand même un peu aigri, non? Son business model tombe à l'eau (ou est même inexistant), et ses grandes volontés de commander l'évolution du Desktop sous Linux se sont heurtées à un mur (bien compréhensible). Du coup, c'est de la faute des autres s'il a foiré... Carrément facile.

    J'ai l'impression que de toutes manières ça gueule toujours avant. Et ça n'est pas un problème : avant, il n'y a pas de logiciel, c'est juste de la tchatche. Montre le code, montre un truc qui marche, bien conçu, qui plait aux utilisateurs, qui évolue, qui est portable, et ça va gentiment percoler dans l'ensemble des distributions. Le logiciel loibre a toujours fonctionné sur la base d'un processus vaguement Darwinien, avec beaucoup d'énergie, de sueur, de larmes, de temps et de pognon «gâchés» sur des projets qui ne décollent pas. Mais ça veut dire que quand ça décolle, alors c'est un progrès réel. Évidemment, il y a toujours des grincheux qui prétendent que «c'était mieux avant», mais au final, ça avance, y compris sur des domaines où on ne pensait pas que ça puisse réellement avancer (par exemple pour systemd).

    Du coup, c'est compliqué de prétendre que «les autres» sont responsables des échecs : les échecs ne sont dûs qu'à des logiciels trop buggés, trop vaporware, trop complexes, pas assez convainquants pour percoler dans la communauté. J'utilise Ubuntu et Unity depuis des années, et ça n'est pas grâce à Unity. C'est trop buggué et trop problématique en termes de performances pour être crédible—pourtant, théoriquement, c'est pas mal pensé et je pourrais adhérer au principe, mais l'implémentation n'est pas convaincante. Or, dans «logiciel libre», il y a quand même «logiciel». On peut mettre autant d'argent et de communication qu'on souhaite, si le logiciel n'est pas bon, alors ça ne peut pas marcher.