De nos jours, on n'a pas le choix : il faut aborder toute information avec un esprit critique, parce que le risque de manipulation est partout, y compris quand l'info vient d'un site "ami" ou même si elle conforte ses idées ou ses opinions politiques.
Certes, mais personne ici n'a intérêt ici − ou du moins sur cette thématique − à déformer quoi que ce soit. Il s'agit d'un relai d'informations venues de Montpellier ; un simple coup de fil à des ami⋅e⋅s du coin t'éclairerait sur la véracité de ce journal.
L'autre truc douteux, c'est que le droit d'asile existe en France. (...) Ou alors il y a une info qu'on nous a cachée (un casier judiciaire, un doute sur ses ressources?). Bref, quelle est la motivation du refus?
L'administration n'a pas à motiver son refus, et c'est là toute la magie du processus d'accueil des réfugié⋅e⋅s en France. Non, le droit d'asile n'est pas universel ni garanti, et il est même refusé à un paquet de monde.
Le processus pour obtenir l'asile en France est très complexe, et implique de nombreuses démarches administratives auprès de l'OFPRA, l'OFII et de la préfecture, pour au final − si la chance aide − obtenir une place dans un centre d'hébergement d'urgence qui manque de tout (y compris de nourriture et de cours de français).
Mais encore faut-il avoir la possibilité de déposer ladite demande d'asile. Ce processus est tout simplement refusé à bon nombre de gens : refoulé⋅e⋅s à la frontière, placé⋅e⋅s en Centre de Rétention Administrative, etc. Quant à celles et ceux qui osent ouvrir leur porte à une personne en galère, comme le rappelle la présidente de la Cimade, illes seront chatié⋅e⋅s.
L'État Français est régulièrement condamné pour ses manquements les plus fondamentaux aux droits humains. Fin 2015, l'État condamné à installer des sanitaires dans la Jungle (un bidonville) à Calais, faisait appel de la décision de justice. Ces derniers mois, c'est la mairie de Calais qui met des batons dans les roues des associations locales. Même le préfet des Alpes Maritimes a récemment été condamné pour obstruction au droit d'asile.
[^] # Re: Toujours pareil : comment prendre position sur la base d'informations parcellaires?
Posté par cmal . En réponse au journal La demande d'asile de Cellou Diallo finalement refusée. Évalué à -1.
Certes, mais personne ici n'a intérêt ici − ou du moins sur cette thématique − à déformer quoi que ce soit. Il s'agit d'un relai d'informations venues de Montpellier ; un simple coup de fil à des ami⋅e⋅s du coin t'éclairerait sur la véracité de ce journal.
L'administration n'a pas à motiver son refus, et c'est là toute la magie du processus d'accueil des réfugié⋅e⋅s en France. Non, le droit d'asile n'est pas universel ni garanti, et il est même refusé à un paquet de monde.
Taux d'acceptation des demandes d'asile en première instance
Le processus pour obtenir l'asile en France est très complexe, et implique de nombreuses démarches administratives auprès de l'OFPRA, l'OFII et de la préfecture, pour au final − si la chance aide − obtenir une place dans un centre d'hébergement d'urgence qui manque de tout (y compris de nourriture et de cours de français).
Mais encore faut-il avoir la possibilité de déposer ladite demande d'asile. Ce processus est tout simplement refusé à bon nombre de gens : refoulé⋅e⋅s à la frontière, placé⋅e⋅s en Centre de Rétention Administrative, etc. Quant à celles et ceux qui osent ouvrir leur porte à une personne en galère, comme le rappelle la présidente de la Cimade, illes seront chatié⋅e⋅s.
L'État Français est régulièrement condamné pour ses manquements les plus fondamentaux aux droits humains. Fin 2015, l'État condamné à installer des sanitaires dans la Jungle (un bidonville) à Calais, faisait appel de la décision de justice. Ces derniers mois, c'est la mairie de Calais qui met des batons dans les roues des associations locales. Même le préfet des Alpes Maritimes a récemment été condamné pour obstruction au droit d'asile.
Il y a tout une rubrique sur Wikipedia des critiques du droit d'asile en France. L'ACAT a aussi tout un dossier sur la question.
Cellou n'est qu'un parmi tant d'autres ; souhaitons-lui bien du courage pour la suite, fut-ce en France, au Sénégal, ou ailleurs !