J'ai l'impression que beaucoup de personnes cherchent à rationaliser leur sentiment nationaliste, en y cherchant un aspect valorisant ou d'utilité.
Un sentiment qui perdure depuis deux siècles (au moins, mais en réalité probablement plus, car le sentiment d'appartenance à « la France » date de bien avant la Révolution, c'en était même une condition préalable) a forcément une utilité sociale, sinon il aurait disparu. Le sentiment nationaliste, par exemple, c'est ce qui fait que la France a résisté contre l'attaque allemande au cours de la première guerre mondiale (au prix de pertes humaines et matérielles terribles), plutôt que d'accepter de perdre sa souveraineté et se fondre dans l'empire germanique d'alors.
Alors, oui, un sentiment aussi puissant peut aussi avoir des conséquences graves et néfastes.
Ici, je pense qu'une telle image peut conforter certaines personnes à l'esprit fermé dans l'idée que le problème, c'est "les étrangers vs. la France".
Il n'y a quand même guère qu'en France (et peut-être quelques autres pays européens) où des gens ont autant honte de montrer leur drapeau, de peur de stigmatiser les étrangers. Si on se balade aux États-Unis, par exemple, le drapeau est omniprésent, arboré un peu partout.
Je ne dis pas qu'il faut devenir cocardiers comme les Américains, mais arrêter de s'auto-flageller à chaque évocation du drapeau français serait peut-être une bonne chose. On n'insulte personne en arborant un drapeau français, et les gens qui visitent notre pays ne se sentent pas agressés à chaque apparition d'un drapeau bleu-blanc-rouge. Notre passé est riche et tourmenté comme celle de n'importe quel autre grand pays, et nous n'avons pas à rougir de notre contribution à l'histoire mondiale.
Concernant l'œuvre dont il est question ici, je ne sais pas quelle est l'intention de l'auteur, donc difficile de se prononcer. Mais le mot « Paix » en grandes lettres et les petits cœurs ne donnent pas l'impression d'un message de haine et de fermeture.
[^] # Re: Paix
Posté par Antoine . En réponse au journal [HS] Promenade: c'est arrivé près de chez vous. Évalué à 5.
Un sentiment qui perdure depuis deux siècles (au moins, mais en réalité probablement plus, car le sentiment d'appartenance à « la France » date de bien avant la Révolution, c'en était même une condition préalable) a forcément une utilité sociale, sinon il aurait disparu. Le sentiment nationaliste, par exemple, c'est ce qui fait que la France a résisté contre l'attaque allemande au cours de la première guerre mondiale (au prix de pertes humaines et matérielles terribles), plutôt que d'accepter de perdre sa souveraineté et se fondre dans l'empire germanique d'alors.
Alors, oui, un sentiment aussi puissant peut aussi avoir des conséquences graves et néfastes.
Il n'y a quand même guère qu'en France (et peut-être quelques autres pays européens) où des gens ont autant honte de montrer leur drapeau, de peur de stigmatiser les étrangers. Si on se balade aux États-Unis, par exemple, le drapeau est omniprésent, arboré un peu partout.
Je ne dis pas qu'il faut devenir cocardiers comme les Américains, mais arrêter de s'auto-flageller à chaque évocation du drapeau français serait peut-être une bonne chose. On n'insulte personne en arborant un drapeau français, et les gens qui visitent notre pays ne se sentent pas agressés à chaque apparition d'un drapeau bleu-blanc-rouge. Notre passé est riche et tourmenté comme celle de n'importe quel autre grand pays, et nous n'avons pas à rougir de notre contribution à l'histoire mondiale.
Concernant l'œuvre dont il est question ici, je ne sais pas quelle est l'intention de l'auteur, donc difficile de se prononcer. Mais le mot « Paix » en grandes lettres et les petits cœurs ne donnent pas l'impression d'un message de haine et de fermeture.