Un bon gestionnaire ne le fera pas actuellement: avenir trop incertain (election), tendance en France plus que morose, un bon gestionnaire quand il ne peut pas gagner de l'argent, le protege au mieux.
De la part d'un gestionnaire particulier, c'est tout à fait rationnel. De la part de l'État, c'est suicidaire : si même l'État refuse d'investir pour relancer l'économie, qui le fera ? On attend que « ça passe » ? L'économie, ce n'est pas de la météo : les mouvements (croissance ou récession) n'interviennent pas par hasard.
Ta remarque montre bien la différence fondamentale entre un acteur privé, dont l'objectif doit être d'optimiser ses revenus ou son patrimoine, et l'acteur public par excellence, l'État, dont l'objectif ne peut pas être d'optimiser son budget ou son patrimoine. L'État n'est pas au service d'une gestion patrimoniale, il est au service du corps social, et s'il en coûte de suivre les politiques publiques que l'on juge nécessaires pour assurer l'avenir, alors il faut emprunter au lieu d'y renoncer.
Cela ne dispense pas de gérer sérieusement l'argent public (par exemple de bien choisir les investissements, la politique de développement, etc.), mais il y a une différence fondamentale entre l'investisseur privé et l'investisseur public qu'est l'État.
[^] # Re: C'est toujours surprenant
Posté par Antoine . En réponse au journal Analysons la cohérence des patrimoines de nos candidats. Évalué à 10.
De la part d'un gestionnaire particulier, c'est tout à fait rationnel. De la part de l'État, c'est suicidaire : si même l'État refuse d'investir pour relancer l'économie, qui le fera ? On attend que « ça passe » ? L'économie, ce n'est pas de la météo : les mouvements (croissance ou récession) n'interviennent pas par hasard.
Ta remarque montre bien la différence fondamentale entre un acteur privé, dont l'objectif doit être d'optimiser ses revenus ou son patrimoine, et l'acteur public par excellence, l'État, dont l'objectif ne peut pas être d'optimiser son budget ou son patrimoine. L'État n'est pas au service d'une gestion patrimoniale, il est au service du corps social, et s'il en coûte de suivre les politiques publiques que l'on juge nécessaires pour assurer l'avenir, alors il faut emprunter au lieu d'y renoncer.
Cela ne dispense pas de gérer sérieusement l'argent public (par exemple de bien choisir les investissements, la politique de développement, etc.), mais il y a une différence fondamentale entre l'investisseur privé et l'investisseur public qu'est l'État.