il y a très peu de monde qui investit personnellement dans le travail.
À mon avis, tu es parti un peu trop vite sur les conclusions.
Le discours de droite à la mode, c'est qu'il n'y a pas assez d'investissements dans l'économie réelle parce que ça n'est pas rentable (trop d'impôts, pas assez de marges, etc). Du coup, investir dans l'économie, c'est à perte, mieux vaut investir dans la pierre ou dans les produits financiers spéculatifs. Ça me semble cohérent justement avec un investissement dans l'immobilier.
Il faut aussi bien voir à quel point une activité économique importante est incompatible avec un mandat électif : il y a forcément conflit d'intérêt, et ça, à tous les niveaux (local ou national). Du coup, je trouve ça compliqué de leur reprocher de ne pas investir ; le mec qui possède une boîte qui fabrique des éoliennes va se retrouvé bien emmerdé quand on va lui dire que c'est pour ça qu'il est contre le nucléaire... La preuve, d'ailleurs, c'est que Macron se fait reprocher son "passé" de banquier alors qu'il n'a, a priori, plus d'intérêts directs dans la finance.
Le discours de gauche tend à minimiser l'importance de l'investissement privé sur l'économie, avec en général un appui de l'interventionnisme de l'État. Du coup, là aussi, ça me semble cohérent. Je ne vois pas trop Mélenchon fonder une start-up de consulting... Ou même co-financier une Scop, parce que les scop ne sont pas si "de gauche" que ça. En particulier, ça passe quand même l'analyse Marxiste au mixeur, parce que j'ai du mal à imaginer le modèle de dialogue social dans une scop. Est-ce que la scop n'est pas au final l'Überisation ultime, où par exemple les grandes boîtes n'ont même plus à maintenir les marges de leurs sous-traitants? Et puis, quand une Scop coule, les gens perdent à la fois leur capital et leur boulot, c'est carrément la double peine. Bref, je ne comprendrais pas qu'Hamon place son pognon dans des PME de plomberie appartenant à ses copains, ou à des Scop montées après délocalisation sur des outils industriels non-rentables.
[^] # Re: C'est toujours surprenant
Posté par arnaudus . En réponse au journal Analysons la cohérence des patrimoines de nos candidats. Évalué à 10. Dernière modification le 23 mars 2017 à 11:45.
À mon avis, tu es parti un peu trop vite sur les conclusions.
Le discours de droite à la mode, c'est qu'il n'y a pas assez d'investissements dans l'économie réelle parce que ça n'est pas rentable (trop d'impôts, pas assez de marges, etc). Du coup, investir dans l'économie, c'est à perte, mieux vaut investir dans la pierre ou dans les produits financiers spéculatifs. Ça me semble cohérent justement avec un investissement dans l'immobilier.
Il faut aussi bien voir à quel point une activité économique importante est incompatible avec un mandat électif : il y a forcément conflit d'intérêt, et ça, à tous les niveaux (local ou national). Du coup, je trouve ça compliqué de leur reprocher de ne pas investir ; le mec qui possède une boîte qui fabrique des éoliennes va se retrouvé bien emmerdé quand on va lui dire que c'est pour ça qu'il est contre le nucléaire... La preuve, d'ailleurs, c'est que Macron se fait reprocher son "passé" de banquier alors qu'il n'a, a priori, plus d'intérêts directs dans la finance.
Le discours de gauche tend à minimiser l'importance de l'investissement privé sur l'économie, avec en général un appui de l'interventionnisme de l'État. Du coup, là aussi, ça me semble cohérent. Je ne vois pas trop Mélenchon fonder une start-up de consulting... Ou même co-financier une Scop, parce que les scop ne sont pas si "de gauche" que ça. En particulier, ça passe quand même l'analyse Marxiste au mixeur, parce que j'ai du mal à imaginer le modèle de dialogue social dans une scop. Est-ce que la scop n'est pas au final l'Überisation ultime, où par exemple les grandes boîtes n'ont même plus à maintenir les marges de leurs sous-traitants? Et puis, quand une Scop coule, les gens perdent à la fois leur capital et leur boulot, c'est carrément la double peine. Bref, je ne comprendrais pas qu'Hamon place son pognon dans des PME de plomberie appartenant à ses copains, ou à des Scop montées après délocalisation sur des outils industriels non-rentables.