• [^] # Re: un des deux candidats ?

    Posté par . En réponse au journal Benoît Hamon et la vente liée. Évalué à 9.

    Je laisse le soin aux exégètes du plafond de verre l'interprétation de pourquoi elles ont disparu et pas ils.

    Cette phrase semble exprimer du sarcasme mais ces problèmes d'opportunités différentes sont loin d'êtres anodins. Par exemple, un livre (ISBN : 9782702126561) écrit avant que le féminisme ne soit un sujet aussi fréquemment traité que de nos jours donne la parole aux personnes directement concernées et une des femmes de la photo ici-dessus y donne son témoignage :

    "[...] Agnès Touraine [:] « Il y a de ces situations où l'on a l'impression qu'il est dévalorisant pour certains de parler à une femme.» Comme il peut l'être de l'écouter. Même si elle est élue, occupe des fonctions importantes dans son parti et a des choses à dire. «Au bureau exécutif du PS, on n'écoute pas une femme comme on écoute un homme», dit Geneviève Domenach-Chich, militante politique et conseiller spécial à l'Unesco. Ou plutôt, on l'écoute une minute, on la regarde un peu plus longtemps, « si elle est bien sapée », après quoi on ne l'écoute ni ne la regarde: on parle avec son voisin, on rédige son courrier, on parcourt un dossier ou son journal. Quand une femme intervient au Conseil national, où siègent deux cents membres, l'indifférence est encore plus marquée. Une fille monte à la tribune. Elle est belle. Elle parle. Les gens la regardent. Les mecs surtout. ''Ah, qui c'est, cette nénette? " Elle peut faire des remarques pertinentes, des suggestions astucieuses - en vain: très vite, la salle bavarde, après tout ce n'est qu'une femme, on ne l'écoute pas comme on écouterait Poperen.»"

    D'autres extraits se trouvent ici.