• [^] # Re: Un monde

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Sécurité et authentification des sites bancaires.. Évalué à 4. Dernière modification le 22 mars 2017 à 12:00.

    Ha, une norme qui impose une authentification à deux facteurs, mais qui considère comme valide la date de naissance comme second facteur, quelle blague...

    Autant que je sache, deux facteurs, c'est censé signifier des éléments d'authentification parmi deux de ces trois catégories :

    • quelque chose que l'on sait (typiquement, un mot de passe) ;
    • quelque chose que l'on est (typiquement, une empreinte digitale) ;
    • quelque chose que l'on a (par exemple une carte à puce, un générateur de codes, une grille de codes ou un téléphone).

    Le premier facteur est presque systématiquement un mot de passe. Selon les banques, le second facteur peut être un générateur de codes, un téléphone (par envoi d'un SMS, avec une sécurité discutable), une grille de codes (le plus sûr à ma connaissance, et accessoirement sans doute le moins cher) ou la date de naissance du client. Cette dernière est une vaste blague, parce qu'elle n'est absolument pas liée au corps ou à la propriété du client, mais clairement à la connaissance (en plus assez partagée), ce qui en fait un second premier facteur, et certainement pas un second facteur valide.

    À noter qu'une authentification à deux facteurs peut très bien utiliser un unique moyen technique, par exemple une carte à puce pourvue d'un code : pour l'utiliser, il faut dont posséder la carte, et connaître son code. Par rapport à un mode de passe, cela a l'avantage que ce code n'est jamais transmis, pas même à la banque, et que celle-ci pourrait très bien ne pas le connaître.