Mouais, les mécanismes de la fiction ne sont pas ceux de la réalité, tout le monde le sait. Le but est de raconter une hsitoire, et quand tu racontes une histoire, tu utilises des "trucs". Sinon, c'est pas que c'est réaliste, c'est que c'est chiant.
Par exemple, quand tu as un personnage qui a envie de pisser, c'est parce qu'il doit sortir de la maison pour se faire bouffer par les zombies ou par les dinausaures. Tu n'as jamais un mec qui sort pisser, et qui revient deux minutes après sans qu'il ne se soit rien passé. C'est comme ça, dans les films, aller pisser, ça doit servir à quelque chose.
L'autre problème que tu évoques, c'est évidemment que tous ces films sont des produits industriels standardisés. Individuellement, les ficelles qu'ils utilisent sont évidemment des "bons" processus narratifs, mais ils sont usés jusqu'à la corde par leur sur-utilisation et parfois par leur utilisation caricaturale.
Il faut de toutes manières imaginer que le public devient de plus en plus difficile, parce que justement il est super habitué à des superproductions théorisées et millimétrées. Évidemment, tu peux toujours trouver un marché de niche pour le ciné alternatif, mais trouver un public pour des films d'actions qui ont des moments chiants où il ne se passe rien, ça ne va pas être évident. Au final, il suffit de relire les grands auteurs classiques par exemple pour se rendre compte à quel point ils ne maitrisent pas les lecteurs ; Victor Hugo écrivait bien et ses romans méritent d'être lus pour leur aspect historique ou pour la description de la société, mais pas pour la maitrise du récit de fiction. Si tu es snob, tu peux trouver les chapitres entiers de descriptions "enrichissants" ou "reposants", mais honnêtement, c'est juste super chiant.
[^] # Re: Ah, les joies des scénarios hollywoodiens...
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les Figures de l’ombre. Évalué à 7.
Mouais, les mécanismes de la fiction ne sont pas ceux de la réalité, tout le monde le sait. Le but est de raconter une hsitoire, et quand tu racontes une histoire, tu utilises des "trucs". Sinon, c'est pas que c'est réaliste, c'est que c'est chiant.
Par exemple, quand tu as un personnage qui a envie de pisser, c'est parce qu'il doit sortir de la maison pour se faire bouffer par les zombies ou par les dinausaures. Tu n'as jamais un mec qui sort pisser, et qui revient deux minutes après sans qu'il ne se soit rien passé. C'est comme ça, dans les films, aller pisser, ça doit servir à quelque chose.
L'autre problème que tu évoques, c'est évidemment que tous ces films sont des produits industriels standardisés. Individuellement, les ficelles qu'ils utilisent sont évidemment des "bons" processus narratifs, mais ils sont usés jusqu'à la corde par leur sur-utilisation et parfois par leur utilisation caricaturale.
Il faut de toutes manières imaginer que le public devient de plus en plus difficile, parce que justement il est super habitué à des superproductions théorisées et millimétrées. Évidemment, tu peux toujours trouver un marché de niche pour le ciné alternatif, mais trouver un public pour des films d'actions qui ont des moments chiants où il ne se passe rien, ça ne va pas être évident. Au final, il suffit de relire les grands auteurs classiques par exemple pour se rendre compte à quel point ils ne maitrisent pas les lecteurs ; Victor Hugo écrivait bien et ses romans méritent d'être lus pour leur aspect historique ou pour la description de la société, mais pas pour la maitrise du récit de fiction. Si tu es snob, tu peux trouver les chapitres entiers de descriptions "enrichissants" ou "reposants", mais honnêtement, c'est juste super chiant.