L'UE n'est pas une « grande économie », c'est une collection d'économies nationales dont deux ou trois sont puissantes (l'Allemagne, la France, le R-U) mais dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne fonctionnent pas en symbiose, si on prend la peine d'examiner les balances commerciales ou simplement les politiques menées au niveau de chaque pays.
Cette France qui a refusé l'union de la défense (où pourtant elle est en position de force), le même pays qui a accepté que l'euro soit proche du niveau du DM, qui a accepté les pays de l'Est sans trop de conditions afin que l'influence de l'Allemagne augmente le tout pour que la France puisse ne pas respecter les critères de Maastrich sur les déficits publics sans se faire taper dessus.
Ah, mais je suis d'accord que la France a sa part de responsabilité quand elle accepte la construction européenne au lieu de s'y opposer. Ça ne m'empêche pas d'observer que cette construction n'a pas été du tout favorable aux intérêts français, contrairement à ce qu'on nous a longtemps martelé (l'argument dominant pour le traité de Maastricht en France, c'était que c'était le prélude à une véritable union économique et sociale, sous-entendu par le haut...).
il peut être judicieux de se dire qu'il faut rééquilibrer les choses. Cela n'a rien d'impossible
Rien n'est impossible, y compris la chute de météorites géantes ou l'existence de Dieu, mais il y a des choses plausibles et d'autres moins. Une UE plus sociale et plus intégrée économiquement, alors que la majorité des pays (à commencer par l'Allemagne) y sont farouchement hostiles, cela tient du rêve éveillé.
[^] # Re: une Union Européenne forte et protectrice
Posté par Antoine . En réponse au journal Pulse of Europe. Évalué à 0.
L'UE n'est pas une « grande économie », c'est une collection d'économies nationales dont deux ou trois sont puissantes (l'Allemagne, la France, le R-U) mais dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne fonctionnent pas en symbiose, si on prend la peine d'examiner les balances commerciales ou simplement les politiques menées au niveau de chaque pays.
Ah, mais je suis d'accord que la France a sa part de responsabilité quand elle accepte la construction européenne au lieu de s'y opposer. Ça ne m'empêche pas d'observer que cette construction n'a pas été du tout favorable aux intérêts français, contrairement à ce qu'on nous a longtemps martelé (l'argument dominant pour le traité de Maastricht en France, c'était que c'était le prélude à une véritable union économique et sociale, sous-entendu par le haut...).
Rien n'est impossible, y compris la chute de météorites géantes ou l'existence de Dieu, mais il y a des choses plausibles et d'autres moins. Une UE plus sociale et plus intégrée économiquement, alors que la majorité des pays (à commencer par l'Allemagne) y sont farouchement hostiles, cela tient du rêve éveillé.