2000, dans mes 30 m carrée de campagne (le salon de mes parents, j'avais 14 ans ;) j'ai installé une debian sur l'ordinateur familiale. Je n'ai jamais réussi à finir l'installation, alors j'ai installé une gentoo : que de souvenirs, la compilation de openoffice et xorg pendant 24 heures. J'ai gardé cette gentoo sur cet ordinateur puis les suivants jusqu'en 2009 où je suis passé à arch, presque aussi souple, mais largement moins contraignant.
Mi 2016 je découvre nix, la solution à tous mes problèmes. Nix c'est un gestionnaire de package qui peut s'installer sur n'importe quelle distribution, je l'ai fais sur arch au départ. Il permet d'installer en parallèle différentes version de packages dans des environnements indépendants. C'est très pratique pour développer quand ton produit dépend de llvm 3.5, que ton temps libre avec haskell dépend de LLVM 3.7 et que ta distribution est packagée autour de de llvm 3.9. Sous arch, c'est soit tu build ton produit, mais t'as pas les outils llvm récent, soit tu as des outils récent, mais tu ne build pas le produit et quoi qu'il arrive tu ne fais pas de haskell ;) Et puis mes collègues sont sous ubuntu, suse, ubuntu (une autre), nos makefile de build devenant dramatiquement complexes ... Avec nix, il suffit d'une petite description de dépendance et tu build de façon identique entre plusieurs machines.
Pour la création de paquet, c'est assez trivial (une fois que t'as compris les blagues), c'est globalement un fichier .nix qui contient la nom, et les commandes pour build. J'ai convertis mes packets AUR d'archlinux vers nix en quelques minutes (Et j'en avais une bonne cinquantaine).
Tout ça c'est juste nix, le gestionnaire de paquet (qui s'install aussi sur n'importe quelle distribution, macOS et plus ou moins windows), mais qu'en est il de nixos ?
J'ai essayé et c'est la distrib de toutes mes machines depuis 2 mois.
La documentation est mauvaise, voir inexistante et on rencontre certains problèmes étonnant, je n'arrive toujours pas à faire tourner gdm ou je perd le réseau à chaque mise à jour système, mais au final j'apprécie la configuration centralisée.
On prend vite l'habitude de travailler différemment. Je n'ai presque plus de paquets installée au niveau système, j'ai pleins de profile différents en fonction de ce que je veux faire à un instant t, jouer (un profile avec wine / steam / ... ), bosser (un profile avec mes outils de dev et les dépendances spécifique à mon travail), m'amuser (un profile avec haskell). Ma femme a sa session et l'administre comme elle veux en installant ses propres paquets.
En résumé je suis super satisfait de nix (le gestionnaire de paquet). Pour Nixos, je lui laisse une chance plus importante, mais j'avoue que pour mes besoin ce n'est pas forcement une tuerie, je ne suis pas administrateur système, je réinstalle peu de machine. Mais c'est vrai que c'est tout de même confortable, si je change de machine, j'ai juste besoin de copier mon /etc/nixos/configuration.nix et de cloner les fichiers de config de mon home, et j'ai la même config. En fibre optique, c'est l'affaire de quelques minutes pour recommencer à travailler, vécu il y a une semaine à la mort prévisible de mon ordinateur portable, le nouveau est arrivé, 10 minutes plus tard je lancais des tests pour le boulot.
# La même, mais en different
Posté par Guillaum (site web personnel) . En réponse au journal Comment j’ai abandonné Debian.... Évalué à 10.
2000, dans mes 30 m carrée de campagne (le salon de mes parents, j'avais 14 ans ;) j'ai installé une debian sur l'ordinateur familiale. Je n'ai jamais réussi à finir l'installation, alors j'ai installé une gentoo : que de souvenirs, la compilation de openoffice et xorg pendant 24 heures. J'ai gardé cette gentoo sur cet ordinateur puis les suivants jusqu'en 2009 où je suis passé à arch, presque aussi souple, mais largement moins contraignant.
Mi 2016 je découvre nix, la solution à tous mes problèmes. Nix c'est un gestionnaire de package qui peut s'installer sur n'importe quelle distribution, je l'ai fais sur arch au départ. Il permet d'installer en parallèle différentes version de packages dans des environnements indépendants. C'est très pratique pour développer quand ton produit dépend de llvm 3.5, que ton temps libre avec haskell dépend de LLVM 3.7 et que ta distribution est packagée autour de de llvm 3.9. Sous arch, c'est soit tu build ton produit, mais t'as pas les outils llvm récent, soit tu as des outils récent, mais tu ne build pas le produit et quoi qu'il arrive tu ne fais pas de haskell ;) Et puis mes collègues sont sous ubuntu, suse, ubuntu (une autre), nos makefile de build devenant dramatiquement complexes ... Avec nix, il suffit d'une petite description de dépendance et tu build de façon identique entre plusieurs machines.
Un petit exemple :
Pour la création de paquet, c'est assez trivial (une fois que t'as compris les blagues), c'est globalement un fichier
.nixqui contient la nom, et les commandes pour build. J'ai convertis mes packets AUR d'archlinux vers nix en quelques minutes (Et j'en avais une bonne cinquantaine).Tout ça c'est juste nix, le gestionnaire de paquet (qui s'install aussi sur n'importe quelle distribution, macOS et plus ou moins windows), mais qu'en est il de nixos ?
J'ai essayé et c'est la distrib de toutes mes machines depuis 2 mois.
La documentation est mauvaise, voir inexistante et on rencontre certains problèmes étonnant, je n'arrive toujours pas à faire tourner gdm ou je perd le réseau à chaque mise à jour système, mais au final j'apprécie la configuration centralisée.
On prend vite l'habitude de travailler différemment. Je n'ai presque plus de paquets installée au niveau système, j'ai pleins de profile différents en fonction de ce que je veux faire à un instant t, jouer (un profile avec wine / steam / ... ), bosser (un profile avec mes outils de dev et les dépendances spécifique à mon travail), m'amuser (un profile avec haskell). Ma femme a sa session et l'administre comme elle veux en installant ses propres paquets.
En résumé je suis super satisfait de nix (le gestionnaire de paquet). Pour Nixos, je lui laisse une chance plus importante, mais j'avoue que pour mes besoin ce n'est pas forcement une tuerie, je ne suis pas administrateur système, je réinstalle peu de machine. Mais c'est vrai que c'est tout de même confortable, si je change de machine, j'ai juste besoin de copier mon /etc/nixos/configuration.nix et de cloner les fichiers de config de mon home, et j'ai la même config. En fibre optique, c'est l'affaire de quelques minutes pour recommencer à travailler, vécu il y a une semaine à la mort prévisible de mon ordinateur portable, le nouveau est arrivé, 10 minutes plus tard je lancais des tests pour le boulot.